Concours secondes

Critiques du livre d'Eric Orsenna, Madame Bâ


Madame Bâ est un personnage hors du commun. En effet, c’est une femme africaine « presque géante » née en 1947 au Mali et qui est très attachée à ses racines. Mme Bâ est déterminée pour retrouver son petit-fils, Michel, enlevé par « deux ogres français » qui sont en fait des recruteurs de football. Celle-ci est prête à tout pour se rendre en France, même illégalement. Elle fait alors une demande de visa. Au fil des pages, Mme Bâ nous raconte sa véritable histoire, de sa plus tendre enfance jusqu’à nos jours, par exemple l’apprentissage au contact des oiseaux ; les moments de complicité avec son père ou encore la rencontre avec « John Pool ». En compagnie de son avocat, elle rédige alors le fameux formulaire n°13-0021.
Ce livre m’a beaucoup plu en raison du personnage. En effet, cette Soninkée est une femme extraordinaire. Malgré toutes les souffrances qu’elle a pu endurer dans sa vie, Mme Bâ ne se plaint jamais. C’est aussi une femme très comique qui garde le sourire dans les moments les plus difficiles. Ce personnage est aussi beaucoup impliqué dans le co-développement et particulièrement dans l’éducation. Ce livre nous dévoile aussi l’amour que porte la protagoniste à son pays.
J’ai beaucoup apprécié ce livre du point de vue du réalisme de l’histoire. En effet, Mme Bâ aurait pu être une histoire vraie. Le livre nous montre la réalité de l’Afrique aussi bien en négatif qu’en positif. Malgré les conflits et la pauvreté, on découvre que les Africains sont des êtres généreux et solidaires.
Bien que le livre soit long, on se sent captivé par le personnage et son histoire dès les premières pages.
Justine, 2nde11
Eric Orsenna, grand passionné du continent africain, nous raconte la vie de Marguerite Bâ, une malienne fière de son pays. Il nous explique sa vie en tant que fille, mère et épouse africaine. Pour elle, rien n’est plus important que sa famille, ses origines et sa dignité. Elle va tout faire pour obtenir un visa pour la France afin de retrouver son petit-fils, victime de l’exploitation organisée par les clubs de football.
J’ai beaucoup apprécié la façon de présenter le livre, c’est à dire que chaque chapitre correspond à une partie du formulaire du visa. Le contenu des chapitres répond donc aux questions du formulaire.
A travers ce livre, nous découvrons l’Afrique : les coutumes, la faune et la flore, les modes de vie ; ce qui est très enrichissant et fait rêver.
J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman car on découvre un personnage très attachant : Mme Bâ se bat pour son pays, pour sa famille. Elle veut un développement, pour son pays, au rythme de l’Afrique et fait tout pour respecter les coutumes maliennes.
Ce qui peut paraître difficile dans ce livre, c’est la chronologie : elle fait beaucoup de retours en arrière et il y a la présence d’histoires parallèles à celle de Mme Bâ. De plus, quelques passages me semblent parfois inutiles comme les discussions avec son père, les scènes qui se passent dans la centrale au bord du fleuve…
Le passage qui m’a plu est lorsqu’elle tombe amoureuse, quand elle est jeune, de son mari. Jusqu’à la fin du roman, elle nous parle de lui et l’aime comme au premier jour.
Ce récit présente donc plusieurs valeurs : l’amour, la dignité, la fierté et le respect.
Floriane. 2nde 3

Marguerite Bâ est une femme africaine née au Mali, elle veut obtenir un visa pour rendre visite à son petit-fils en France. Elle a déjà rempli ce document une fois, mais sa demande a été refusée ; elle tente alors le coup une deuxième fois, en insistant et en précisant davantage de choses sur elle. Pour chaque question, elle fournit des réponses argumentée. Au cours du récit de Marguerite Bâ, on apprend comment s’est déroulée sa vie de son plus jeune âge jusqu’au moment où elle parle. Ce récit nous transporte en Afrique, on apprend beaucoup de choses sur la culture et la civilisation africaines.
Malheureusement, ce livre n’est pas des plus simples à lire, surtout à cause des noms étrangers, des nombreux personnages qu’on a tendance à confondre, ainsi que le vocabulaire compliqué lorsque Mme Bâ nous parles des ingrédients africains, des noms d’oiseaux ou bien des esprits africains. La chronologie non respectée ne m’a pas vraiment plu car on ne comprend plus trop l’histoire : dans certains passages, Marguerite est enfant et le chapitre suivant, elle est adulte ou vice-versa.
J’ai beaucoup aimé le côté réaliste du récit : la vie du personnage est racontée même dans ses moments obscurs et la civilisation africaine et ses coutumes sont bien expliquées, ainsi que l’histoire du Mali, de sa colonisation et de son indépendance.
Je trouve que le thème est intéressant : cette femme nous raconte son histoire à travers sa lettre au Président de la République française pour obtenir son visa et, par la suite, rendre visite à son petit-fils. C’est une sorte d’autobiographie du personnage narrateur.
Il n’y a pas vraiment de suspense dans ce récit ; on se demande juste si Marguerite va obtenir son visa ; finalement, elle l’obtient.
Je n’ai pas aimé le rythme de la narration que je pense beaucoup trop lent ; je trouve qu’il y a trop de détails banals.
Ce livre présente des valeurs comme l’amour d’une grand-mère pour son petit-fils et la justice, entre autres, les visas n’étant que rarement acceptés ; ce qui montre qu’on ne peut pas venir en France n’importe quand. Il apporte un éclairage sur le monde des hommes et sur ce qu’il est devenu.
L’illustration de la première de couverture a favorisé mon entrée en lecture : il semble que l’illustrateur ait représenté le fleuve Sénégal et sur sa rive, quelques cases.
Toutefois, le livre comporte trop de pages à mon goût.
Elodie 2nde3.

Ce récit est raconté par Mme Bâ, une femme africaine vivant au Mali. Elle écrit une lettre au Président de la République française pour essayer d’obtenir son visa. Là-bas vit son petit-fils, parti du continent africain pour aller jouer au football en France. […]
Tout au long de ce récit, elle nous fait part de sa vie en Afrique, de son amour pour son pays, de son combat pour empêcher les jeunes de quitter le continent africain.
L’auteur de ce récit, Erik Orsenna nous montre son amour et sa passion pour l’Afrique. L’œuvre nous apprend beaucoup de choses sur l’Afrique : ses coutumes, ses modes de vie, certaines croyances, comme celle en l’existence des Djinns, elle explique pourquoi les tribus portent des noms d’oiseaux (ce sont des animaux libres qui aiment voyager).
Le récit n’est pas des plus faciles à lire à cause du nombre important de personnages et de tribus. Le vocabulaire est un peu compliqué mais il nous permet d’apprendre beaucoup de choses sur le continent africain. La chronologie n’est pas du tout respectée : on passe de l’enfance à l’âge adulte et inversement, Mme Bâ se rappelle ses souvenirs « Je me souviens quand j’étais petite, mon père me racontait des histoires africaines ». Toutefois, ce n’est pas désagréable car on ne se perd pas dans ces retours en arrière.
Ce récit est un peu un mélange du réalisme et du surnaturel car Mme Bâ nous raconte l’histoire de sa vie dans une lettre au Président de la République française, mais en même temps elle nous raconte des histoires sur les Djinns. Ce n’est pas un thème courant, et c’est ce que j’ai apprécié. L’originalité de ce récit, c’est que chaque titre de chapitre correspond à une partie du formulaire 13-0021. Mme Bâ a recours à un avocat pour écrire cette lettre afin d’obtenir ce fameux visa pour retrouver son petit-fils. […]
Ce récit est chargé de valeurs : amour pour son pays, solidarité pour aider sa population (Mme Bâ devient institutrice pour réduire le taux d’analphabétisme) Cette femme impose un certain respect autour d’elle.
L’illustration ne favorise pas l’entrée en lecture mais, une fois le livre ouvert, on veut absolument savoir la suite.
Je suis rapidement entrée dans le monde de Marguerite Bâ. J’ai apprécié l’originalité de ce récit et la découverte du continent africain.
Marie. 2nde 3

Dans ce livre, Marguerite Bâ, une institutrice malienne, se trouvant dans la nécessité de retrouver son petit fils en France, se lance dans la demande d’un visa. Tout au long du questionnaire administratif qu’elle doit remplir pour obtenir son autorisation d’entrer en territoire français, Marguerite Bâ conte sa vie dans les moindres détails, de sa petite enfance, jusqu’à des souvenirs moins lointains, à travers une lettre destinée au Président de la République française. Dans celle-ci, elle lui explique jusqu’aux origines de sa famille de forgerons, les raisons qui l’ont poussée à faire cette demande.
Chaque question du document administratif donne lieu à un nouvel aspect, une nouvelle époque de sa vie.
J’ai apprécié ce livre, en raison de l’originalité de la forme que prend la biographie du narrateur, Madame Bâ. Cependant, certains points sont un peu trop développés, ce qui aboutit parfois à un rythme un peu lent.
Pour finir, j’ai aussi aimé le fait que l’on ne reste pas à l’égard du récit, car le personnage étant très bien décrit, cela permet de bien l’identifier.
Pierre. 2nde4

Critiques du Livre de Yasmina Khadra, L’attentat


Dans ce roman, Yasmina Khadra délivre l’histoire de la Palestine à travers les yeux de son héros. A Tel Aviv, Amine Jaafari, chirurgien renommé, israélien d’origine arabe, soigne les survivants d’un attentat. Il est réveillé au milieu de la nuit pour identifier le corps de la kamikaze. Horreur ! Il s’agit de sa propre femme : « Le sol se dérobe sous ses pieds ».
S’ensuit dès lors le combat d’un homme pour expliquer l’inexplicable, voulant à tout prix comprendre l’acte terrible de sa femme.
On trouve un certain plaisir à découvrir ce roman, avec des phrases bien tournées, sans élément inutile à sa bonne compréhension. Le lecteur entre facilement dans cette exceptionnelle histoire tragique. L’auteur nous entraîne parfaitement à la suite du personnage, avec ses souffrances, ses inquiétudes. On le suit dans sa quête de vérité qui provoque en nous la même incompréhension. Le lecteur est particulièrement marqué par le combat de Sihem. Pour l’amour de sa patrie et sa dignité, elle commence à militer et terminera par l’acte fatidique.
Pour nous Occidentaux, il est difficile de comprendre qu’une femme aimée, vivant dans le luxe et ne manquant de rien puisse renoncer à tout, jusqu’à la vie, par patriotisme. Ce patriotisme qui a accompagné Sihem dans son combat devient, au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, un nationalisme virulent chez les Palestiniens. Par exemple, la nationalité d’Amine lui est reprochée diverses reprises. Les Arabes rejettent l’idée que l’on puisse changer de passeport.
Dans ce livre, la violence et le racisme sont omniprésents et ce n’est pas sans affecter le lecteur car ils sont décrits avec extrêmement de justesse. On arrive à croire ce qui nous est raconté grâce à l’actualité qui nous en parle ainsi. Yasmina Khadra narre l’histoire d’une autre manière et nous permet de mieux comprendre ce qui se passe loin de chez nous. Cette violence et ce racisme se font bien sentir à Janin et à Bethléem où Amine se fait battre à multiples reprises et les hommes se tuent comme si ce n’était rien, seulement quelque chose de normal, dans l’unique but de tuer des Israéliens.
On suit le personnage durant tout le livre mais la réelle histoire narrée est celle d’Israël et de la Palestine. […].
Juliette 2nde 9

A tel Aviv, un kamikaze vient de se faire exploser dans un restaurant. Amine Jaafari, chirurgien d’origine bédouine, modèle de réussite et d’intégration dans la société israélienne, reçoit les blessés. Après un long travail acharné pour sauver des vies, Amine est rappelé à l’hôpital où une terrible nouvelle lui est annoncée : le kamikaze est sa femme, Sihem. Commence alors une quête pour Amine, une sorte d’enquête policière dans les méandres du terrorisme et de la violence pour comprendre pourquoi ; pourquoi sa femme qui semblait si heureuse a-t-elle fait un choix si terrifiant ?
La force du récit de Yasmina Khadra réside dans le fait que l’auteur ne prend pas parti pour un camp. Toute forme de violence est alors dénoncée. Khadra décrit avec précision l’absence de dialogue qu’engendre la violence terroriste. Qu’il soit face à l’imam de Bethléem, au chef de guerre à Janin ou encore à son cousin Adel, Amine se retrouve toujours dans l’impossibilité de construire un dialogue. L’auteur s’oppose à toute forme d’humiliation que peut subir un être humain : Amine subira les contrôles de police omniprésents, les interrogatoires musclés, le lynchage par ses voisins, les simulacres d’exécution exercés par les Palestiniens.
L’attentat dénonce aussi l’absurdité de la violence : la description de la ville à Janin après l’acharnement de l’armée israélienne ainsi que la scène de destruction de la maison du Patriarche, oncle d’Hamine, sont un vrai plaidoyer pour la paix.
Cette dénonciation est accentuée par une écriture rapide et minutieuse qui met le lecteur au cœur du fléau.
Dès les premières pages, dans une sorte de prologue, nous sommes plongés dans le chaos de l’attentat : l’écriture nous met face aux corps déchiquetés, aux cris et à la mort.
Le lecteur optimiste verra quand même dans ce roman un espoir, il sera sensible à l’histoire d’amitié entre Kim, Naveea et Amine et à la rencontre entre le personnage principal et Zeev l’ermite deux êtres différents partageant les mêmes valeurs.
Le lecteur pessimiste, quant à lui, ne retiendra que l’interminable cercle vicieux du terrorisme, s’inscrivant dans le roman par la même scène d’attentat au début et à la fin du récit, et faisant de Amine, un héros tragique ne pouvant échapper à son destin.
En tout cas, le livre ne laissera personne indifférent.
Issac 2nde9

C’est l’histoire d’un couple amoureux qui va bousculer dans la tragédie lorsque la femme sacrifie son amour pour l’amour de la patrie. L’homme seul est désemparé, tente de comprendre ce geste dramatique en se livrant à une rétrospective sur le passé de sa femme. Il mène sa propre enquête afin de découvrir la vérité.
Yasmina Khadra est un auteur algérien du 20ième siècle connu dans le monde entier pour ses romans. L’attentat et Les hirondelles de Kaboul sont les deux premiers volumes d’une trilogie consacrée au dialogue de sourds qui oppose l’Orient et l’Occident. De nombreux prix lui ont été attribués.
J’ai beaucoup apprécié ce livre pour le simple délice de se laisser bercer par ses phrases si belles et si justes. Toutefois, quelques noms étrangers paraissent difficiles à retenir, par exemple « l’imam Marwan, Khadil ».
Le fait que ce soit un récit enchâssé peut présenter une difficulté supplémentaire à la compréhension. Ce roman qui raconte cet attentat dans le cadre de la guerre entre la Palestine et Israël est intéressant car il nous ramène à l’actualité. Il est aussi intrigant par le sentiment complexe de la trahison : un être cher nous abandonne et nous laisse seul dans l’ombre du désespoir, avec un amour sans futur.
Malgré toute cette complexité, l’auteur reste réaliste autant que vraisemblable, il ne présente pas de décalage incompréhensible.
Tout au long du récit, j’ai pu me mettre à la place du personnage en m’identifiant à lui. Se sentir impuissant face à ce drame qui a détruit quelqu’un qu’on aime nous anéantis et en même temps, une forte envie de comprendre nous relève et nous aide à résister. Cette rage donne au lecteur l’envie de l’accompagner jusqu’à son but à atteindre.
Le récit est si bien construit qu’il est impossible de résister au désir de connaître la suite.
Il y a plusieurs messages : le message du côté de la femme serait qu’il existe une force supérieure à son propre bonheur qui conduit à des actes insensés, parfois incompréhensibles aux yeux des autres. Cette force a pour but d’atteindre une liberté suprême. Et pour l’atteindre, tout est permis ! Je donne en exemple une très belle phrase de ce livre : « Il n’y a pas de bonheur sans dignité, et aucun rêve n’est possible sans liberté … »
Parallèlement, le message de l’homme, du chirurgien Amine, c’est que la liberté suprême est de vivre. Par exemple, il affirme : « Je ne me reconnais pas dans ce qui tue ; ma vocation se situe du côté de ce qui sauve ». Toutes les phrases de ce livre sont tellement belles et poignantes qu’il est difficile d’en choisir une plutôt qu’un autre.
Je conclurai en citant cette phrase qui montre l’incompréhension de deux mondes parallèles : « Je bute contre la limpidité de sa logique comme un moucheron contre la transparence d’une vitre ».
Clémentine 2nde9

L’ouvrage se passe entre Tel Aviv et Bethléem. Amine est un brillant chirurgien naturalisé israélien, marié à Sihem. Cette dernière, soi-disant partie chez sa grand-mère, s’est fait exploser au beau milieu d’un café à Tel Aviv. Amine ne voudra pas l’admettre mais il s’y résoudra à la lecture d’une lettre. Il sera soutenu par ses amis, plus particulièrement par Kim qui l’accompagnera dans sa recherche des réponses à Bethléem
Ce récit se laisse vraiment bien lire. Quand j’ai commencé la lecture, le sujet traité, les rivalités entre le monde musulman et israélien m’ont tout de suite captivée. Des passages sont d’un réalisme fou : la description de l’attentat, l’histoire du grand-père de Kim qui a été dans un camp de concentration. On ressent de la douleur tellement les images et les odeurs nous parviennent. Les mots sont assez crus, par exemple quand Amine se fait littéralement rouer de coups dans son jardin ou bien quand il apprend que Lan Ros a fait circuler une pétition pour qu’Amine ne revienne pas travailler à l’hôpital. La tension émotionnelle est palpable, on se demande comment il va vivre après ce drame. Sa personnalité change un peu, il tombe dans un gouffre mais une lumière éclaire ce dernier : Kim.
Les cinq derniers chapitres m’ont tenue en haleine comme je ne savais pas trop comment cette sombre histoire allait s’achever. La chute a comme un goût de déjà vu.
Une scène montre bien le refus des opinions en matière de religion : la scène du taxi qui conduit Amine voir un ami qui pourrait éclairer sa lanterne sur l’abomination commise par Sihem. Le chauffeur entame la conversation mais Amine ne participe pas ; alors le chauffeur met une cassette qui est de la propagande pure et dure. A l’écoute, Amine demande poliment l’arrêt de la cassette et explique qu’il n’adhère en rien à ces paroles. Le chauffeur arrête le tacot, insulte notre héros, profère même des menaces de mort et laisse Amine finir le trajet à pied.
Il y a tout de suite de la gêne lorsqu’on critique une religion ; tout de suite, la violence arrive car on ne supporte pas que nos croyances soient bafouées. L’esprit des croyants devrait être plus ouvert aux critiques et à l’écoute au lieu de tout de suite prendre des remarques pour du racisme ou toute autre forme de discrimination, ou je ne sais encore…
C’est un très beau livre qui traite un sujet d’actualité […]. Vous ne vous ennuierez pas, je m’en porte garante !
Bénédicte. 2nde 3

Yasmina Khadra, à travers son roman L’attentat nous raconte l’histoire du docteur Amine Jaafari, chirurgien israélien d’origine arabe. Du jour au lendemain, contre toute attente, sa vie bascule. Il trouve refuge dans le déni, le désespoir et la colère, incapable d’admettre que le terroriste qui a causé cet attentat n’était ni plus ni moins que sa femme. Poussé par son chagrin, il cherche à comprendre les raisons qui ont conduit l’être qu’il chérissait le plus au monde, à se faire exploser dans un restaurant de Tel Aviv, causant dix-sept morts et une centaine de blessés. Nous le suivons alors tout au long de sa quête de vérité, partageons ses tourments et ses interrogations. Pourquoi ne lui a-t-elle laissé aucun indice pour le sauver ? Pourquoi a-t-elle décidé de sacrifier sa vie pour des inconnus alors qu’elle avait tout ? Pourquoi ?…
L’auteur nous entraîne dans l’univers des terroristes, jusqu’aux extrêmes…
L’attentat, publié en 2006 a été récompensé par le prix Tropiques, celui des librairies, le prix des lycéens ainsi que plusieurs autres prix des lecteurs. Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohamed Moulessehoul, est né dans le Sahara algérien il y a une cinquantaine d’années. Il est l’auteur de vingt-trois œuvres dont huit romans à grand succès. Ses écrits sont tellement appréciés du public qu’ils ont déjà été traduits dans vingt-deux langues.
Personnellement, j’ai beaucoup apprécié ce livre, j’ai été envoûtée par la touchante histoire d’Amine. Je ne m’attendais pas à avoir de la compassion pour le mari d’une kamikaze, mais au fil des pages, les réflexions tourmentées de cet homme m’ont émue. Le combat personnel d’Amine est à la fois terrible et passionnant. Ses réflexions le mènent à se remettre en question, lui-même et son rapport à la vie. Page 91, il analyse le pourquoi de son mal-être et choisit une forme allégorique pour nous faire comprendre comment ses pensées dépressives prennent possession de lui : « Mes pensées m’acculent…comme s’abandonne à la somnolence un veilleur trop confiant »
J’affectionne particulièrement les sujets polémiques, qui donnent à réfléchir sur le monde, la société, l’actualité. Quoi de plus controversé que le conflit israélo-palestinien. De plus, il est abordé sans détours et même avec dureté ; rien n’est caché des attentats, des morts et des familles déchirées.
J’ai été passionnée par le face à face entre Amine et le responsable du mouvement terroriste (p153-160) ; chaque parti y défend son point de vue et l’argumente. Je me suis imaginé chaque instant de cette scène dans ma tête. Chacun croit avoir raison et pourtant, chacun a tort. Derrière la syntaxe et la joute verbale, l’auteur essaie de montrer les contradictions des justifications de cet acte injustifiable.
J’ai été tenue en haleine page après page, incapable de deviner la suite des événements. Ce livre est plein de suspense et de renversements de situation. Qui aurait cru que la femme d’un brillant chirurgien puisse être une terroriste ? Qui aurait cru que le mari de cette kamikaze puisse lui-même mourir dans un attentat ?
J’ai été surprise par la fin de ce roman, ce clin d’œil de l’auteur qui termine son histoire par la reprise de la situation des premières pages et qui nous entraîne dans un cercle sans fin […]. Comme si le conflit ne pouvait pas finir.
Pour conclure, mon bilan est très positif. J’ai tout aimé dans ce livre : le sujet, les personnages, le style de l’auteur ; du début à la fin, j’ai été captivée sans voir les pages défiler. Il m’a permis de découvrir de l’intérieur le conflit israélo-palestinien et m’a sensibilisée à ce problème d’actualité bien plus que les journaux télévisés ne pourraient le faire.
Aussi, je n’hésite pas à recommander ce livre à toute personne curieuse de comprendre les enjeux de cette guerre qui dure depuis si longtemps.
Camille. 2nde 3

Yasmina Khadra nous conte l’histoire d’un chirurgien qui a réussi dans sa vie, puis, un beau jour, il découvre que sa femme s’est fait exploser dans un restaurant bondé. S’ensuit une quête de vérité par le chirurgien dont l’esprit est tourmenté de centaines de questions. En perdant l’être aimé, il perd tous ses repères.
Mohammed Moulessehoul, plus connu sous le pseudonyme de Yasmina Khadra, est un écrivain dont le thème cher est l’intolérance et dont les livres sont traduits dans plus de vingt-deux langues. Son pseudonyme provient des deux prénoms de son épouse. Il ne révèle son identité masculine qu’en 2001 grâce à son roman autobiographique L’écrivain.
Yasmina Khadra nous a écrit une histoire profonde, pleine de réflexions en particulier sur la guerre et les kamikazes, et qui m’a emporté de la première à la dernière page. Il nous montre ce que feu le psychanalyste autrichien, Freud, avait dit ; à savoir que ce sont les gens qui nous sont le plus proches qui souvent nous échappent. Cette histoire m’a profondément touché car j’ai pu me mettre à la place de ce pauvre Amine qui croyait connaître sa femme et qui ne voulait pas croire qu’elle puisse commettre une chose pareille même si je ne peux qu’imaginer la désolation et la perte de repères qu’il a ressentis. Je peux me l’imaginer d’ailleurs facilement car Yasmina Khadra nous décrit bien ces passages dans la tête d’Amine ; on a l’impression de faire corps avec lui.
Entrons davantage dans le détail de ces descriptions :
Dans ce roman, il y a beaucoup de descriptions qui peuvent être psychologiques ou physiques, parfois même les deux. La plupart des personnages que rencontre Amine sont décrits physiquement tels que Wissan ou Yasser, d’autres psychologiquement tels Faten ou Erza Benhaïm. Ces portraits nous permettent de bien cerner chaque personnage et on peut se les imaginer. Ces descriptions sont plutôt bien réussies ainsi que celles des paysages comme la ville de Tel Aviv qui est décrite plusieurs fois.
La fin est originale puisqu’elle reprend le début avec une belle vision d’un enfant, avec la maison qui se reconstruit, le mur qui se détruit.
En conclusion, c’est un très beau livre auquel on accroche très vite grâce à de belles descriptions qui nous montrent sans rien cacher des dessous d’un pays consumé par la peur et la violence. Un grand bravo !
Maxime. 2nde 3

Critiques du livre de Philippe Claudel, La petite fille de M. Linh


Monsieur Linh est un vieil homme qui a tout perdu : son épouse, son fils, sa bru. En effet, la guerre ravage son pays… Il ne lui reste plus que Sang Diû, sa petite-fille, la fille de son fils, la seule survivante du massacre qui a touché sa famille… M. Linh sait que désormais, Sang Diû et lui ne seront jamais en sécurité dans leur pays. Pour préserver sa petite fille, la protéger et faire en sorte qu’elle grandisse normalement, il se résout à quitter son village emportant avec lui une petite valise, une vieille photographie et une poignée de terre dans un petit sac. Après un long voyage en bateau, il débarque dans un pays inconnu et se retrouve dans un dortoir avec d’autres réfugiés pas très aimables. Peu lui importe, il s’occupe de sa petite-fille qui est toujours très sage et ne pleure jamais. Un jour, malgré le froid, M. Linh décide d’aller se promener dans la ville avec Sang Diû, qu’il ne laisse jamais seule. Et c’est ainsi qu’il va faire la connaissance de M. Bark, un homme solitaire. Tous deux ne parlent pas la même langue mais, grâce aux gestes et à la musicalité des phrases, ils vont tout de même réussir à se comprendre. Et c’est ainsi que, petit à petit, une amitié se nous entre les deux hommes, une amitié qui est loin de se terminer…
Ce roman de seulement 160 pages est un véritable bijou.
Tout d’abord, je trouve la couverture du livre attirante même si elle reste tout de même assez banale. Cependant, on voit tout de suite l’esprit protecteur de M. Linh envers sa petite-fille, la tendresse est tout de suite au rendez-vous. De plus, le titre est lui aussi assez banal mais nous plonge encore plus dans l’histoire et dans ce titre, on voit vraiment que M. Linh vit uniquement pour sa petite-fille, la seule « chose » qu’il lui reste…
Les personnages sont vraiment très touchants, attachants et bouleversants : comment peut-on rester indifférent face à M. Linh, cet homme à qui la vie a tout pris sauf sa petite-fille ? Au fur et à mesure que l’on avance dans le roman, on constate vraiment que M. Linh vit uniquement pour sa petite-fille, comme par exemple, dans le passage où il n’a pas envie de manger mais il va quand-même se forcer en se disant qu’il faut qu’il prenne des forces pour l’enfant, si ce n’est pour lui. J’ai été très sensible à ce côté protecteur de ce vieil homme vis-à-vis de sa petite fille à laquelle il est entièrement dévoué. De plus, nous savons tout sur les personnages : leur pensée, leur passé…
En effet, le narrateur est omniscient, ce qui nous permet de tout savoir sur les personnages. J’ai vraiment apprécié cela car j’avais vraiment l’impression d’être dans la peau des personnages. De plus, dans son roman, Philippe Claudel a très peu décrit les lieux. Nous sommes donc libres de les imaginer et cela m’a vraiment plu. En effet, j’ai eu beaucoup de plaisir à m’imaginer le dortoir, le château, le café ou encore le parc.
L’histoire m’a elle aussi vraiment touchée. En effet, M. Linh et M. Bark ne parlent pas la même langue et pourtant ils se comprennent mieux que personne. Une amitié se tisse entre les deux hommes, et, grâce à certains gestes, chacun de leur côté, ils trouvent des moyens de manifester leur attachement. Par exemple, M. Linh offre des cigarettes à M. Bark, et M. Bark offre à boire à M. Linh. J’ai vraiment été touchée par cette complicité qui lie les deux hommes au passé qu’ils ont commun. En effet, tous les deux ont eu beaucoup de souffrance dans leur vie. Maintenant, la présence de l’un apaise l’autre et, ensemble, ils partagent de très bons moments comme par exemple quand ils s’échangent les photographies.
Ce roman est écrit en langage courant, ce qui facilite la lecture. L’écriture est simple et fait passer des émotions avec une pointe d’humour que j’ai vraiment adorée comme par exemple cette phrase là : « M. Bark dit au revoir à M. Bonjour ? M. Linh dit bonjour à M. Bark » ou encore celle-ci « Et puis là, les deux hommes se disent longuement au revoir en se disant bonjour ». Ceci est dû au fait que les deux hommes ne parlent pas la même langue. La barrière du langage m’a vraiment fait sourire. La maladresse de M. Linh m’a aussi fait sourire, notamment lorsque celui-ci donne du lait à sa petite-fille, mais la moitié du lait ne rentre pas dans sa bouche : il dégouline sur son visage ! Ou encore lorsqu’il mâche les aliments dans sa bouche pour ensuite les donner à sa petite-fille. C’est à la fois comique et tendre. De plus, j’ai vraiment apprécié les thèmes abordés dans ce roman : l’exil, la solitude, l’amour et l’amitié.
Pour finir, la fin du livre m’a vraiment surprise. Elle m’a permis de mettre des réponses sur certaines de mes interrogations ou sur de fausses incohérences qui m’ont intriguée lors de ma lecture mais à aucun moment je ne me suis doutée de quoi que soit. La chute est très réussie, c’est une très belle fin qui m’a laissée sans voix.
En conclusion, ce livre est un mélange d’amour, de tendresse, d’amitié et d’humour. Beaucoup de surprises attendant le lecteur ! La petite fille de Monsieur Linh est un roman exceptionnel et je le recommande à tous.
Amandine 2nde3
M. Linh, un vieil homme d’origine asiatique, est obligé de fuir son pays à cause de la guerre qui a dévasté son village et tué toute sa famille, sauf Sang Diû, son unique fierté, sa petite fille. Il arrive dans un pays inconnu dont il ne sait rien, même pas la langue. Mais un jour, il rencontre M. Bark et, malgré la barrière de la langue qui les sépare, naîtra une grande amitié.
Philippe Claudel est un écrivain et réalisateur français. Il est agrégé de Français et a consacré une thèse à André Hardellet. Il est maître de conférence à l’Université de Nancy où il enseigne à l’Institut européen de cinéma et de l’audiovisuel. Il a écrit de nombreux romans dont le plus primé est Le rapport de Brodeck, mais aussi des nouvelles et des récits où il raconte son expérience personnelle comme Le bruit des trousseaux..
Quand j’ai lu La petite fille de Monsieur Linh, j’ai compris pourquoi Rose Kennedy a déclaré « On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d’accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps, notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ses blessures et la douleur diminue… mais ne disparaît jamais ». M. Linh, comme M. Bark, ont perdu des êtres chers dans leur vie, sa femme pour M. Bark et sa famille pour M. Linh, et ces blessures là ne guériront jamais. Rien que de penser à sa femme, le sourire de M. Bark s’éteint comme nous le fait remarquer M. Linh lorsqu’ils boivent pour la première fois dans le bar. Ceci m’a emplie de questions. Est-ce que Charles Chaplin avait tort en affirmant que « Rien ne dure dans ce monde cruel, pas même nos souffrances » ? Est-ce à cause de ces blessures que M. Linh a personnifié une poupée jusqu’à se convaincre que c’est une vraie petite fille ? Bref, ce roman pousse à réfléchir sur, par exemple, l’indifférence des gens envers les autres ; parfois pire que l’indifférence, la moquerie envers le pauvre étranger perdu qu’est M. Linh, comme lors de sa rencontre avec la fleuriste qui crie et le menace avec un balai devant les passants hilares qui se moquent de l’apparence misérable de M. linh ; ou encore sur l’effacement de l’identité dans la maison où il est enfermé et où tout le monde est habillé de la même façon, donc rien ne les distingue.
De plus, Philippe Claudel a réussi à écrire une histoire magnifique et poignante qui ne laisse pas de marbre. Il réussit à transmettre de l’émotion au lecteur : de la compassion pour les malheurs de M. linh, de l’attendrissement sur cette belle histoire d’amitié, de la surprise à la fin avec la révélation que sa petite fille n’est en fait qu’une poupée. Quoiqu’on puisse s’y attendre, puisqu’il paraît un peu surprenant, que du début à la fin, malgré toutes les péripéties de M. linh, elle ne réagisse pas, ni ne pleure, ni ne rie ; comme par exemple quand la fleuriste invective M. Linh et quand il essaie de sortir de la maison où il est placé et que le personnel l’en empêche et le pique avec une seringue alors qu’il l’a dans les bras ; là non plus, elle ne réagit pas.
J’ai quand même beaucoup aimé cette tendre histoire et grâce au peu de personnages principaux que sont M.Linh et M. Bark, puisque leur amitié est au centre de ce roman, on arrive à facilement accrocher à l’histoire, à se laisser bercer par les souvenirs du pays de M. linh. Par ailleurs, les scènes de description des souvenirs de M. Linh sont exceptionnellement bien décrites, on se croirait avec lui au milieu des rizières et dans le village en voyant et en entendant les enfants courir et rire au milieu des maisons. Ces scènes là sont donc très prenantes. Pour les personnages, c’est aussi réussi car pour M. Bark et M. Linh, on a presque l’impression de les connaître depuis longtemps et on peut facilement se les imaginer. Certains traits de caractère sont implicitement dits, comme la nostalgie de M. Linh que l’on comprend grâce aux nombreux souvenirs qu’il se rappelle sans cesse ? Comme sa vie au village, dans les rizières. Je trouve ceci plaisant et original.
Philippe Claudel est resté très évasif sur le lieu où est enfermé M. Linh, on peut penser que c’est un hôpital psychiatrique ou une maison de retraite mais on n’en est pas sûr, et sur le pays d’origine de M. linh ; ce qui m’a paru assez surprenant mais, en soi, ce n’est pas grave et ne nuit pas au déroulement de l’histoire.
Pour résumer, c’est un livre passionnant, rempli de réflexions sur la vie des gens, qui est accessible à tous et qui se lit facilement grâce à son vocabulaire simple. Plus qu’une réussite, c’est un chef-d’œuvre !
Maxime 2nde3
M. Linh est un homme asiatique d’un certain âge, il a fui son pays natal avec sa petite fille Sang Diû pour échapper à une guerre terrible qui a tout dévasté. M. Linh a presque tout perdu dans cette bataille, sa maison, ses amis, sa belle-fille, son fils… mais aussi sa raison et tous ses repères. Il ne lui reste que sa petite fille chérie et une petite valise contenant un petit peu de son pays. M. Linh est encadré par le service des réfugiés et conduit dans un dortoir avec d’autres personnes comme lui. Il est « déboussolé », ne voyant rien et ne sentant rien de familier : des buildings, des voitures, aucune odeur habituelle. Alors le vieil homme se rattache à sa petite fille comme à une bouée pour ne pas être noyé sous toutes ses nouvelles images qui l’assaillent. Un beau jour, il décide de sortir prendre l’air et rencontre M. Bark, un gros bonhomme qui fume beaucoup, et se lie d’amitié avec lui sans comprendre pour autant ce qu’il dit.
La passionnante histoire de l’acclimatation de M. Linh dans ce pays froid et sans odeur vous transportera, je l’espère, autant qu’elle m’a transportée…
Ce livre, La petite fille de Monsieur Linh a été écrit par Philippe Claudel. Publié au cours de l’année 2005, ce n’est pas son œuvre la plu primée mais une adaptation cinématographique est pourtant en cours en ce moment.
Avec le personnage de M. Linh, on entre dans un autre monde, un mode décalé de notre temps et de notre univers moderne.
J’ai été tour à tour émue et amusée par cette histoire ; émue par l’amour que porte M. Linh à sa petite fille ; touchée par les gestes d’amitié qu’il donne à M. Bark avec les cigarettes. Egalement, j’ai été amusée par le quiproquo à la base de la relation entre M. Bark et M. Linh qui illustre, pour moi, out à fait leur amitié, entre incompréhension et respect amical, décalage entre les mots et les sentiments.
M. Bark appelle M. Linh « Monsieur Bonjour » et cette phrase (p 106) en particulier m’a beaucoup touchée : » Monsieur Bark dit au revoir à Monsieur Bonjour. Monsieur Linh dit bonjour à M. Bark. » Ensemble ? Ils dépassent la barrière et l’incompréhension de la langue pour construire leur amitié sur une véritable écoute de l’autre dans son histoire et sa souffrance.
On retrouve dans ce roman la sérénité et la poésie asiatique qui s’opposent au stress et à la dureté de la nouvelle vie de M. Linh. Ce livre m’a permis d’imaginer ce qui ressent un expatrié plusieurs fois blessées par la vie et de relativiser les obstacles que nous, Occidentaux surprotégés, pouvons rencontrer dans notre monde moderne.
J’ai beaucoup aimé ce roman car l’écriture de Philippe Claudel sont très fluide donc réellement agréable à lire. Ce fut un vrai régal ; une histoire tout en douceur, des images poétiques, des personnages attachants à souhait, un rythme lent mais entraînant et une chute tout simplement…sublime.
Pour conclure, mon bilan est très positif, j’ai énormément aimé ce livre. Le style d’écriture de l’auteur m’ a envoûtée et m’a donné envie de lire d’autres livres de lui. C’est un livre parfait pour se détendre et prendre du bon temps près du feu en ce froid d’hiver.
Camille 2nde 3
M.Linh vient de quitter sa terre natale où la guerre a tué son fils et sa belle fille. Il serre dans ses bras sa seule richesse : sa petite fille. Il arrive dans un pays inconnu et froid et est alors pris en charge dans un foyer de réfugiés. Lors de sa première promenade, l’exilé rencontre un homme : M. Bark. Bien sûr, ils ne se comprennent pas mais ils deviennent tout de suite amis et se voient tous les jours. Mais un matin, M. Linh est envoyé dans une maison de retraite (ou de fous). Se sentant prisonnier et loin de son ami, il fuit après avoir sauté le mur, serrant sa petite fille dans ses bras, et erre toute la journée dans l’espoir de retrouver M. Bark. En fin d’après midi, il finit par le voir sur le banc où les deux hommes se retrouvaient. Dépassé par son immense joie, M. Linh traverse sans faire attention à la circulation. Une voiture le renverse ; il laisse alors tomber de ses bras une poupée.
La force de La petite fille de M. Linh réside dans son universalité. En effet, M. Linh représente toutes les formes d’exil et de solitude. De plus, le fait de ne pas nommer le pays accentue le sentiment d’universalité.
L’écriture de Philippe Claudel, par sa simplicité, montre le dénuement de M. Linh. Il arrive dans ce pays avec seulement sa valise, quelques vieux vêtements, une photo jaunie, de la terre de son pays et Sang-Diû, sa petite fille.
M.Linh est une sorte d’allégorie de l’étranger, celui qui parle une langue que l’on ne comprend pas. Philippe Claudel souligne avec force l’indifférence des habitants de la ville envers M. Linh. De plus, le personnage représente la solitude de la vieillesse. Durant son séjour au foyer de réfugiés, ses compatriotes le rejettent et n’ont aucun respect pour lui : ils se moquent du vieil homme et ne lui adressent même pas la parole ; ils ne lui donnent à manger qu’au nom de la tradition. L’auteur dénonce aussi la déshumanisation des personnes âgées dans les maisons de retraite ; on enlève son identité à M.Linh en l’habillant comme tous les autres pensionnaires, d’un pyjama et d’une robe de chambre bleue. Enfin, la folie de M. Linh dirige sur lui des regards moqueurs et sans compassion, à l’image de la fleuriste qui fait fuir le vieil homme sous le rire des passants (p. 164).
Mais ce petit roman est porteur d’espoir. M. Linh possède une richesse que personne ne pourra jamais lui enlever : ses souvenirs. P. Claudel nous décrit admirablement les images à jamais gravées dans la tête du vieil homme ; le lecteur est alors transporté au bord des rizières, entend le chant des femmes au travail et les cris des enfants, sent la douceur de l’air et goûte à des mets inconnus. Mais ces souvenirs ne sont ni nostalgiques ni douloureux ; M. linh aurait-il bu l’eau de la source ?
L’espoir se loge aussi dans l’amitié entre M. Bark et M. Linh . Bien qu’ils ne partagent pas la même langue, les deux hommes deviennent amis. Le malentendu sur le nom de M. Linh montre que la langue n’est pas une barrière à l’amitié. Ces deux hommes se comprennent car ils partagent les mêmes souffrances : tous deux ont perdu des êtres chers et ont connu la guerre. Le rêve de M. Linh symbolise le partage : les deux hommes parlent la même langue, ont les mêmes sensations et partagent un repas (p. 137).
Alors que l’on s’interroge sur notre « identité », la lecture de La petite fille de M. Linh nous invite à réfléchir sur le regard que l’on porte sur l’autre.
Isaac 2nde 3

Ce splendide roman de Philippe Claudel nous fait part d’une merveilleuse histoire d’amitié, une amitié qui défie les barrières linguistiques et culturelles ; celle entre M.Linh, un vieil homme vietnamien et M. Bark , un être un peu perdu depuis la mort de sa femme et qui s’est enfermé dans une certaine routine.
Cette complicité est née d’une cigarette allumée et d’un bonjour échangé et ne tient que par cela ; ces deux hommes n’ont pas besoin du langage pour se comprendre, il leur suffit d’un sourire et d’un geste. Cela nous montre comment une relation peut se nouer entre deux êtres que tout oppose ; d’une part parce qu’ils ne parlent pas la même langue et d’autre part parce qu’ils n’ont pas la même culture. Je parle de culture car M.Linh vient du Vietnam qu’il a été obligé de quitter à cause de la guerre ; la seule « chose » qu’il a emportée avec lui, c’est sa petite fille.
Ce livre nous pose certaines questions : comment peut-on vivre loin de sa terre, loin des siens ? Comment vivre après la perte d’un être cher ?
C’est aussi une histoire d’amour, l’amour inconditionnel qu’un grand-père porte à sa petite fille qu’il a promis d’aimer et de protéger.
La petite fille de M. Linh est un roman bouleversant et très poignant. Je considère cette œuvre comme une ode à l’amitié.
Cindy 2nde6

Ce livre est vraiment intéressant dans la mesure où il est très facile à lire et où il y a peu de personnages si bien qu’on se laisse emporter facilement. [….]
Philippe Claudel nous raconte l’histoire de Monsieur Linh et de sa petite fille. Tous deux réfugiés se retrouvent dans une grande ville étrangère.
Ce livre m’a beaucoup touchée car, malgré la douceur qui règne tout au long du récit, on se doute qu’il va se passer quelque chose. Ce qui m’a également plu, ce sont les différentes émotions qu’on rencontre au fur et à mesure de l’histoire. Elles passent de la tristesse à la joie avec assez de facilité.
J’ai vraiment aimé ce livre car il parle d’un sujet triste et sensible mais tourné d’une façon plutôt heureuse. Les dangers de cette ville, les passants muets, pressés, tous ces éléments vus par M. Linh sont montrés d’un point de vue très intéressant.
La Petite fille de M. Linh est un livre qui apprend beaucoup et qui restera un long moment dans ma mémoire.
Lucie 2nde6

La petite fille de M. Linh relate l’histoire d’un homme qui a quitté son pays natal à cause de la guerre.
Philippe Claudel nous raconte cette histoire émouvante aux personnages attachants de façon très simple et facile à lire ; ce qui plairait aux plus jeunes lecteurs.
Les thèmes du roman sont très intéressants ; ce livre parle de la guerre, d’amour, d’amitié, de la nostalgie d’un homme à qui son pays natal manque et il nous montre aussi les faiblesses de l’homme face à la tragédie.
Le fait que le livre s’inspire de faits historiques, donc réels, donne une vraisemblance au récit, on s’immerge ainsi totalement dans l’histoire, on a l’impression de ressentir chacune des émotions de M. Linh, que ce soit dans les moments tristes ou drôles.
Le seul bémol que l’on peut noter est l’absence de suspense ou d’action. Mais ceci est largement compensé par un style original et une fin plus qu’inattendue.
La petite fille de M.Linh est un très bon livre qui plaira aux lecteurs confirmés comme aux plus jeunes ; mais si vous êtes friands de livres d’actions, celui-ci n’est pas fait pour vous.
Axel 2nde6

La petite fille de M. Linh est un livre qui m’a vraiment touchée. Le vocabulaire utilisé est plutôt simple, ce qui rend la lecture aisée et agréable.
Philippe Claudel parle de la guerre du Vietnam et de ses conséquences avec humanité et nous montre, à travers son œuvre, les vies complètement bouleversées et détruites par cette guerre. Je trouve malheureux la façon dont le vieil homme se rattache à la vie avec le seul espoir de voir grandir sa petite fille. Dans un pays totalement inconnu, il va devoir apprendre à se débrouiller seul tout en découvrant de nouvelles coutumes, de nouveaux habitants, de nouvelles sensations. Puis naîtra cette merveilleuse amitié entre deux hommes qu’apparemment tout oppose mais qui vont se lier par une tragique perte.
Ces personnages, peu nombreux, sont attachants et nous donnent envie de poursuivre l’histoire. C’est d’ailleurs à cause de cet attachement que la fin nous surprend et provoque énormément d’émotions.
Maelle 2nde6
Ce livre raconte la belle histoire d’un homme, Monsieur Linh, et de sa petite fille, un nouveau-né du nom de Sang Diü, qui ont fui leur pays, leur village ravagé par les bombes. Et ils arrivent dans un pays nouveau. M. Linh ne comprend pas la langue, ne connaît personne, mais très vite rencontre quelqu’un. Que feront-ils ensemble ?
Philippe Claudel est né en 1962 en Lorraine. C’est un romancier qui a écrit une vingtaine d’ouvrages, souvent primés. Il a été publié dans le monde entier puisque la plupart de ses livres ont été traduits en une trentaine de langues.
Le récit est très facile à lire car le vocabulaire n’est pas très riche, ce qui permet de comprendre la totalité des paroles des personnages, de leurs actions etc…. Les phrases sont assez courtes. Il n’y a pas beaucoup de personnages donc on connaît très vite leurs caractéristiques et on les imagine très bien. Le nom du personnage principal, M. Linh et de sa petite fille, Sang Diü sont des noms asiatiques qui sont nouveaux pour des lecteurs européens comme moi. Donc cela apporte aussi de la culture de ces pays de l’autre côté du globe. Cette histoire veut nous montrer aussi la terreur qu’il peut y avoir dans d’autres pays du monde et veut sensibiliser les lecteurs pour que cela change. Cette histoire n’est pas très complexe, elle est assez simple, cela veut dire qu’il n’y a pas d’action. C’est une belle histoire d’amour et d’amitié qui ne sombre pas dans le récit d’aventures. Les actions des personnages deviennent répétitives, comme quand M. Linh et M. Berk, l’ami du vieil homme se retrouvent tous les jours sur le banc en face du parc « Chaque jour M. Linh retrouve M. Bark. Lorsque le temps le permet, ils restent dehors, assis sur le banc.
Le thème de ce livre est très intéressant et touchant ; car voir tous ces immigrés faire ce chemin pour trouver une vie meilleure en fuyant la pauvreté et la guerre m’a mis personnellement mal à l’aise. « C’est un vieil homme debout à l’arrière du bateau…Le voyage dure longtemps. Des jours et des jours (p 9). Cette page résume pourquoi cet homme a quitté son pays.
Le livre m’a beaucoup plu pour la simplicité de son histoire ; il nous montre aussi que sans comprendre l’autre, deux personnes peuvent tout à fait construire une amitié : « Monsieur Linh est de nouveau bercé par la voix de cet homme […] et qui lui parle sans qu’il puisse saisir un seul mot de ce qu’il dit ». (p.50)
Le niveau de langage est courant. Quand le narrateur décrit les pensées de M. Linh, ses rêves, on se les imagine vraiment : « Les deux amis s’en vont. Ils descendent le chemin qui se coule dans la forêt… Dans le vent léger, au ciel, les hirondelles écrivent d’invisibles poésies. (p.139 à 140) L’histoire n’est pas très originale car chaque jour des immigrés partent de leur pays, mais elle est si bien racontée qu’elle permet aux livres de plaire à ses lecteurs. La fin est triste mais assez surprenante ; on s’attend à ce que le narrateur nous raconte ce qui se passe après l’accident de M. Linh, ce qui prouve que le livre nous plaît car on en veut encore. Je trouve que certains passages sont trop prévisibles, comme quand le vieillard s’échappe de la maison de retraite et qu’il se perd dans la ville, on devine qu’il va finir par retrouver son ami. (p.173 à 176)
Le livre provoque beaucoup d’émotions, on arrive à prendre pitié de M. Linh, à détester les hommes, les femmes et les enfants avec qui il vit dans le dortoir tellement ils sont méprisants envers cet homme gentil.
Philippe Claudel a tout fait pour montrer l’amour qu’a M. Linh pour Sang Diü : « Il serre la jolie poupée…son unique petite fille ». (p. 148)
Le rythme est suffisamment lent, ce qui rend agréable la lecture.
Ce livre est moralisateur par rapport aux différences entre les pays du monde, en montrant la richesse des uns ; par exemple la maison de retraite luxueuse ou est M. Linh et la pauvreté des autres, comme dans son pays natal. Mais il nous montre l’amitié très forte entre M. Linh et M. Bark et l’amour très présent avec sa petite fille. Il éclaire sur les faiblesses de l’homme à faire la guerre et aussi ses grandeurs par la force qui est l’amour et qui consiste à aimer et à chérir ceux qui nous entourent. L’illustration est très simple mais nous dévoile une grande partie de l’histoire ( le banc).
Je conseille alors de lire ce livre pour prendre un bon moment d’humanité et de leçon de vie.
Paul 2nde 9

Philippe Claudel, né en 1962, est un romancier et réalisateur français à qui l’on doit de nombreux romans et nouvelles ainsi que des films et des pièces de théâtre. Il a écrit La petite fille de monsieur Linh en 2005 et est surtout connu pour son roman Les âmes grises (2003) qui a reçu de nombreux prix tels que le prix Renaudot et celui du Meilleur livre de l’année. La petite fille de monsieur Linh est en cours d’adaptation cinématographique.
Monsieur Linh et sa petite fille, Sang Diû, fuient l’Asie, chassés par la guerre. Exilés dans un pays étranger, le vieillard et la fillette vont essayer de s’intégrer un nouveau mode de vie qui leur paraît effrayant et si différent. En dépit de cette ambiance étrangère dans laquelle sont plongés les deux immigrés et leur confusion, M. Linh trouvera la force de survivre grâce à Sang Diû et à M. Bark, un homme qui a lui aussi perdu sa famille. M. Linh et M. Bark échangeront leurs peurs, leurs joies et leurs souffrances bien que le seul mot qu’il connaisse soit « Bonjour » ou « Tao-laï ». Au fil des pages, nous découvrons le quotidien hostile des immigrés asiatiques, quelque peu adouci par la présence de M. Bark.
J’ai trouvé La petite fille de monsieur Linh très facile à lire. Il y a peu de personnages, seulement M.Linh, M. Bark et Sang Diû ; les autres sont des personnages très secondaires que l’on occulte très facilement pour ne retenir que l’essentiel. Le nom étranger « Linh » est court, facile à retenir et à prononcer. Il est un peu plus difficile de retenir « Sang Diû » car on balance entre la prononciation asiatique et la prononciation européenne qui donne « Sans dieu » mais comme le nom revient souvent, on s’y habitue très vite. Le terme « Tao-Laï » signifiant « bonjour » est aussi très répandu et on le retient vite. Il n’y a pas de vocabulaire compliqué et le livre est très court, même un peu trop à mon goût.
Le récit est un habile mélange entre le réalisme et l’irréel. D’un côté, le quotidien de M. Linh et de M. Bark ainsi que la guerre sont très réels ; de l’autre, Sang Diû est complètement irréelle, elle ne pleure jamais, ne mange pas - « Le lait coulait sur son menton » - n’a jamais peur alors que c’est un bébé. Mais la fin du roman éclaire brusquement ce côté irréel de la fillette.
J’ai bien aimé le thème même s’il est un peu triste car cela parle, non seulement des séquelles que laisse la guerre à un vieil homme mais aussi de l’accueil et du traitement des immigrés dans un autre pays. Ce livre nous donne envie d’en savoir plus sur le sort des immigrés dans notre pays. De plus il y a beaucoup de récits de vie de gens ayant vécu une guerre ou une catastrophe naturelle, mais peu en ont gardé des séquelles sans s’en rendre compte comme M. Linh.
Les images créées lorsque M. Linh raconte son pays sont fantastiques. On s’imagine des contrées paisibles et verdoyantes, avec des ruisseaux presque irréels de beauté, glougloutant parmi les fleurs, des gens bons, gentils et simples, et l’amour collectif de tout un village. La chanson que chante M. Linh « Toujours revient le matin, […], un jour c’est toi qui sera mère » est aussi très belle et on imagine cette chanson très mélodieuse dans la langue de M. Linh.
J’ai trouvé ce livre très original par sa fin absolument inattendue. Tout au long de l’histoire, M. Linh se raccroche à sa petite fille qui, selon lui, ne se plaint jamais et ne pleure jamais, pour aider son grand-père. On comprend mieux pourquoi l’enfant est si calme lorsque, à la fin, quand M. Linh se fait renverser par une voiture en voulant rejoindre M. Bark, Sang Diû est projetée en l’air ; et c’est à la fois la chute de M. Linh et la chute du roman. Là où M. Linh voit sa précieuse petite fille, pour qui il a survécu et tenu bon, M. Bark ne voit seulement qu’une poupée…Et là, on comprend, et le récit devient tout à coup affreux et cauchemardesque. Quand M. Linh a retrouvé sa petite fille gisant à côté de ses parents, une silhouette semblable à celle de Sang Diû était étendue à côté de l’enfant, le crâne broyé. Sous le choc, M. Linh se persuade que c’est la poupée de sa petite fille qui a le crâne broyé. Or, à la fin du livre, on découvre que Sang Diû a bien subi le même sort que ses parents et que ce que M. Linh prend pour sa petite fille miraculeusement rescapée de la guerre n’est autre que la poupée de Sang Diû.
M. Linh et M. Bark étant deux hommes ordinaires injustement touchés par un malheur qui leur a fait perdre leur famille, on s’identifie et on s’attache facilement à ces deux hommes qui, malgré le barrage de la langue, arrivent à se comprendre et à s’entraider. La tension dramatique est forte, on se demande d’où vient M. Linh, ce qu’il fait dans cet asile, pourquoi sa petite fille n’est pas prise en charge… A la fin, c’est le choc. On perd pied. Sang Diû n’est plus et n’a jamais été celle qu’on croyait ; mais aux yeux de M. Linh, elle restera toujours sa petite fille et on ressent de la compassion à l’égard du vieil asiatique.
Le récit présente des valeurs très fortes comme l’amour qui lie M. Linh à la poupée qu’il croit être Sang Diû et l’amitié qui unit M. Linh et M. Bark qui sont pourtant si différents au niveau de la langue, des coutumes, du mode de vie, et pourtant si semblables par les souffrances q’ils ont tous deux subies. Ce récit nous éclaire aussi sur le monde dans lequel nous vivons, notamment sur l’accueil des immigrés, leur sort, notre rythme de vie si pressé que nous ne prenons même pas garde à ce qui nous entoure, comme le remarque M. Linh, ainsi que la cruauté dont nous pouvons être capables comme de se moquer d’un vieillard malheureux et traumatisé qui prend une poupée pour sa petite fille, qui est enfermé contre son gré dans un asile et qui erre une journée entière en pyjama et robe de chambre déchirée, chaussé d’une seule chaussure, perdu dans la ville sans que quiconque lui propose son aide.
L’illustration de la couverture paraît simple voire un peu trop. En fait, elle résume l’essentiel : le banc, le vieillard sur le banc et la poupée dont l’expression nous induit déjà en erreur. Le titre aussi paraît très banal et nous plonge aussi dans l’erreur. En ayant seulement lu le titre, nous pensons que le roman parlera d’une fillette et de son grand-père asiatiques, alors que la fillette n’est qu’une poupée. Avec une première de couverture si « naïve », on ne s’attend pas à ce que le récit soit si émouvant, si dur et si poignant.
Je recommande ce livre à tout le monde à partir d’une dizaine d’années car la chute n’est pas évidente à comprendre ; mais le texte est court, simple et clair. Ce roman m’a vraiment plu et j’ai été troublée et choquée par la fin inattendue de l’histoire. J’ai trouvé très beau et très bien relaté l’amour que porte M. Linh à la poupée qu’il prend pour sa petite fille. On pourrait se moquer de ce vieillard qui ne fait pas la différence entre un être humain et un jouet ; mais la poupée donne à M. Linh la force de survivre dans ce pays étrange et lui permet d’oublier la guerre. On ressent une immense pitié et une immense compassion à l’égard du vieil asiatique. J’ai aussi trouvé très belle l’amitié qui lie M. Linh et M. Bark, ces deux hommes solitaires ayant perdu leur famille et subi des guerres et qui, malgré le fait qu’ils ne parlent pas la même langue arrivent à se confier leurs souffrances, à partager leurs joies et à s’entraider mutuellement pour survivre.
Oriane 2nde9

Critiques du livre d’Amélie Nothomb, Ni d’Eve, ni d’Adam


Amélie Nothomb, avec Ni d’Eve ni d’Adam nous fait un récit autobiographique d’une partie de sa vie passée au Japon. A travers le livre, elle raconte son amour pour la culture nippone, et surtout, son histoire avec un Japonais : Rinri. Elle est venue au Japon pour y donner des cours de français et, en même temps, pour apprendre le japonais. Tout au long du livre, on découvre ses faces cachées, sa passion de tester en permanence ses limites mais on découvre aussi des aspects de sa personnalité, comme ses troubles alimentaires (passages où elle est à table et où elle se goinfre) et sa relation fusionnelle (passée) avec sa sœur dont elle a été très proche.
La Belge Amélie Nothomb est une véritable boulimique d’écriture, mais qui prend un tel plaisir et un tel soin à écrire ses romans qu’on pourrait les qualifier comme étant ses « bébés ». Au fur et à mesure du livre, on en apprend un peu plus sur Amélie et ses goûts personnels, mais on constate surtout que la façon dont elle décrit le Japon traduit son attachement évident à ce pays.
En ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié ce livre dans son ensemble, avec un léger bémol sur la fin.
Ce récit se lit facilement, le vocabulaire employé est simple at toujours approprié à la situation. Les mots japonais sont aussi utilisés pour nous plonger, à travers eux, dans la culture nippone. On ne se perd pas parmi les personnages, car il y a les personnages principaux : Rinri et Amélie, et quelques invités.
Le thème du récit m’a beaucoup plu car il me semble que le Japon est un pays merveilleux, déjà par sa culture décrite par Amélie. Celle-ci nous fait part tout au long du roman de la culture japonaise, des traditions comme dans le passage où elle prend le rôle de celle qui fait la conversation à table, rôle particulier au Japon.
Le Japon est aussi un beau pays par ses paysages de montagne, de mer. Que de diversité ! Amélie s’émerveille de tout, arbre à kaki enneigé, volcans somptueux…On découvre également que le Japon impose une éducation très stricte notamment aux enfants qui ont un rythme scolaire difficile ; ce qui a beaucoup bouleversé Rinri qui fond en larmes en le racontant.
D’habitude, je ne suis pas fan des récits de vie mais celui-ci est si bien écrit que j’en suis tombée amoureuse. Le style fait ressortir les sentiments d’Amélie comme si elle nous les racontait en face à face.
Mais le principal sujet est quand même l’histoire d’amour entre Rinri et Amélie, Rinri qu’elle soupçonne au début d’être membre de la mafia japonaise, les jacuzza, à cause de sa mercedes blanche. De fil en aiguille, leur relation évolue vers quelque chose de plus intime, et Rinri fait découvrir le Japon à Amélie (le Fuji-yama). Pendant une partie du roman, ils restent barricadés chez une amie d’Amélie partie en voyage, et c’est l’occasion pour eux de se faire découvrir leurs cultures respective. Rinri cuisine des sakés (plats préférés d’Amélie) délicieux aux goûts de celle-ci, mais lui fait aussi une raclette artificielle, avec des fils de plastique… Bref, leur histoire est ce sur quoi est basé le roman amis la fin de leur idylle m’a déçue. On s’attend à un traditionnel « happy end » mais c’est le contraire qui se produit : il la demande en mariage, elle refuse et rentre en France. Certes, on peut dire que c’est ce qui fait l’originalité d’Amélie Nothomb mais on s’attend à mieux.
Pour parler du livre lui même, la couverture est accrocheuse : Amélie est photographiée avec un sabre. La quatrième de couverture donne envie car y est annoncée une histoire d’amour. Et il est très facile d’entrer dans ce livre qui vous transportera au plus profond de la culture nippone. Donc, lecteurs, commandez un plateau de sushis et dévorez ce livre comme un bon saké ! Du grand art, merci Amélie.
Mélanie 2nde3

Amélie Nothomb est tout d’abord un auteur se détachant du lot des autres écrivains de par son originalité, sa culture et surtout par sa personnalité. Elle réussit depuis quelques années à séduire les lecteurs de toutes les tranches d’âges.
Ni d’Eve, ni d’Adam est un livre racontant l’aventure amoureuse d’Amélie Nothomb avec Rinri au Japon. Il est l’un des nombreux livres qu’Amélie Nothomb a écrits puisqu’elle en a plus d’une cinquantaine à son actif. On peut facilement la qualifier d’auteur prolixe.
Ni d’Even ni d’Adam, on arrive facilement à le lire : les phrases sont assez courtes et on trouve peu de mots ou d’expressions compliqués sauf à une ou deux exceptions près comme lorsqu’Amélie doit sortir du grand bain rapidement, elle utilise l’expression « galoper aux instruments ».
On peut apprécier justement la culture que nous révèle l’auteur à certains moments comme le peinture de Nakagami dans la maison des parents de Rinri ou encore les clins d’œil faits à certains écrivains célèbres comme Marguerite Duras à Hiroshima. Elle nous fait découvrir un pays peu connu par les Européens. D’ailleurs, elle le présente très bien à travers sa philosophie, sa cuisine ou encore ses paysages comme le Mont Fuji.
L’humour et l’ironie ont une place importante dans l’histoire comme dans la scène du repas pris avec les amis de Rinri : elle est seule devant ces personnages apparemment muets ; elle est alors obligée d’inventer un sujet sur la bière belge pour lever ce silence insoutenable ; ou encore les dialogues et les expressions créés avec son ami Rinri, par exemple le « sacré moi » de Rinri que l’on découvre au début du livre et que l’on retrouve à la fin.
Pour dire quelque chose sur la relation amoureuse, elle est simple, sans trop de sentiments ; cela peut changer des « histoires à l’eau de rose » puisqu’elle qualifie sa relation non pas d’amour mais de bien-être. Cependant, parfois cela peut manquer vu que l’histoire est basée surtout sur cette relation.
Le personnage d’Amélie n’est pas tout le temps agréable. A certains moments, elle se vante de ses exploits comme sur le Mont Fuji où elle se compare à Zarathoustra et parfois, c’est un peu lourd.
Parfois Amélie Nothomb fait aussi des raisonnements où on a l’impression qu’elle veut juste gonfler les lignes.
Pour mon jugement personnel, je ne prends pas ce livre comme une autobiographie mais plutôt pour une histoire qu’elle nous raconte, c’est-à-dire avec son imaginations et ses pensées. C’est sa légende.
Ugo 2nde9

Amélie Nothomb, jeune belge dont le talent littéraire est reconnu internationalement, nous entraîne à nouveau dans la pays de son enfance, le Japon. Devenue célèbre « graâce à son discours fracassant et sa fascinante sophistication brute de décoffrage » selon le journaliste M. DE rabaudy, Amélie Nothomb nous dévoile dans Ni d’Eve ni d’Adam une partie de sa vie à Tokyo et ses amours avec un jeune Tokyoïte.
Rinri est issu d’une famille aisée japonaise, au physique séduisant, avide de connaissances et Amélie, une jeune belge dont la vie est étroitement liée au Japon, le pays de son enfance.
Deux êtres différents, attirés par la même soif de connaissances, se rencontrent à Tokyo par le biais de cours de langue française donnée par Amélie au jeune japonais. L’élève se montre rapidement très doué et décide de ne plus se passer de son professeur…Une histoire d’amour fragile entre des deux jeunes gens dont le cœur hésite encore, les entraînera dans tout le Japon, du Mont Fuji à l’île de Sado en passant par Hiroshima.
Je trouve que ce livre est très intéressant pour quelqu’un qui ne connaît rien ou presque du Japon. Amélie Nothomb nous entraîne dans un tourbillon de coutumes, de personnes et de culture exotique fascinant et étonnant. Par le biais de ce roman, nous découvrons un peu de l’univers quotidien du peuple nippon dont les us et coutumes sont partagés entre les montagnes si belles, et pourtant tellement dangereuses, comme Emilie en fait l’expérience à ses dépens dans la neige immaculée des pentes du Kumotori Yama, les légendes effrayantes de sorcières telles que Yamamba, errant dans les contrées japonaises et la nouvelle technologie se faisant une place dans le folklore japonais sans arriver à le remplacer.
Amélie Nothomb ne lésine pas non plus sur le côté comique de certaines situations telles que sur l’île de Sado où Amélie manque de s’évanouir dans les sources d’eau chaude, n’ayant pas envie de se montrer nue devant le vieux balayeur, bien décidé à voir cependant la jeune Belge en tenue d’Eve.
L’auteur nous fait aussi découvrir Rinri, jeune Tokyoïte au physique avantageux, entouré d’une famille riche, composée de grands-parents fous, d’une mère poule, d’un père « normal » et d’une sœur étant la maîtresse d’un des chefs mafieux Yakusa ! Famille qui accepte tant bien que mal que le jeune homme se fiance à une étrangère.
Amélie nous présente aussi Juliette, sa sœur aînée, qui a souffert des mêmes troubles psychiques qu’elle et a arrêté l’écriture quand sa cadette s’y est mise avec une volonté défiant toute concurrence. Juliette, sa sœur, son double, son alter ego. Ce personnage apparaît une seule fois dans le livre mais reste pourtant gravée dans nos esprits. Comment une simple sœur peut-elle être aussi indispensable à la narratrice, si bien qu’elle a l’impression de mourir chaque fois que les sœurs se séparent ?
Heureusement, Amélie trouve la sœur de Rinri parfaite pour pallier un peu l’absence de Juliette et, en un seul jour, les deux jeunes femmes sont inséparables.
J’ai trouvé ce livre épatant. Pourtant si simple, il nous entraîne au Japon avec les personnages. Nous ressentons la même chose qu’eux à travers quelques phrases imprimées. Quelques phrases certes, mais pas écrites par n’importe qui ! Amélie Nothomb, une fois de plus, crée un best-seller qui nous attire avec une force étonnante dans le quotidien pourtant banal de ces deux jeunes gens dont les sentiments sont si bien décrits qu’ils en sont désarmants.
Je conseille ce livre à tout le monde, à partir de l’adolescence. Les phrases sont construites si habilement, les descriptions si réelles et le vocabulaire si juste que je peux affirmer que Ni d’Eve ni d’Adam n’est pas un simple livre. C’est une porte vers un monde inconnu, aussi riche et beau que triste et étonnant. Le Japon est raconté avec tant de brio par Amélie Nothomb que l’on n’a plus qu’une idée ne refermant le livre : y aller. Aller voir de ses propres yeux ce pays magique et envoûtant.
Oriane, 2nde 9

L’histoire de Ni d’Eve ni d’Adam suit le retour d’Amélie Nothomb au Japon et l’on y découvre sa rencontre passionnante avec un Japonais prénommé Rinri ainsi que de nombreuses péripéties étonnantes comme l’ascension au mont Fuji.
Cette histoire est à l’image de son auteur : étonnante ! Amélie Nothomb dévoile dans Ni d’Eve ni d’Adam une partie d’elle, ce qui permet de comprendre un peu mieux ce personnage insaisissable. Nous découvrons par exemple son « grand amour » pour juliette, sa sœur, et son goût pour le Japon, sa gastronomie…
Cette histoire est rythmée par une intrigue complexe mais touchante, celle construite dès le début avec Rinri. Ce personnage intrigue par sa gentillesse infinie. Ce Japonais est présenté par Amélie Nothomb comme il le fallait. Rinri m’a permis de « cerner » (si c’est possible) la population japonaise, son goût et le fait qu’ils sont respectueux de tout : simple exemple, lors d’une exposition de peinture, ils montrent un respect que peu auraient en France. Ces aventures avec Rinri m’ont tenue en haleine jusqu’à la dernière phrase de la dernière page de ce livre. J’ai aussi largement aimé la description de tous les lieux fantastiques où Rinri a pu l’emmener, comme le mont Fuji, où Amélie vivra bien d’autres péripéties étonnantes et touchantes (je pense au lever du soleil vu par l’auteur du haut du mont, qui est à couper le souffle).
En pensant aux moments indescriptibles de l’histoire (ils sont nombreux), Amélie Nothomb n’oublie dans aucune des parties son humour ; la soirée avec les amis de Rinri, où la pauvre Amélie doit garder la parole sans jamais devoir s’arrêter est sûrement en tête des moments humoristiques, suivie de près par le Noël sur une île japonaise. Mais je ne pourrais l’expliquer sans dénaturer l’histoire : alors autant ne pas en parler, je préfère que vous puissiez découvrir par vous-mêmes.
Mais, loin de l’humour, il y a des passages beaucoup plus graves qui m’ont permis d’observer l’amour entre Amélie et sa sœur Juliette, comme le montre cet extrait : « Ma sœur me rejoignit pour un mois de vacances. Je crus mourir de joie en la retrouvant. »
J’aurais tellement de choses à ajouter… Mais je ne veux en aucun cas gâcher cette histoire très bien écrite, à la morale forte, que vous ne pourrez comprendre qu’au fil des mots, des phrases, ou peut-être des pages pour certains ; mais vous la comprendrez.
Chloé, 2nde 9

Ni d’Eve ni d’Adam, c’est l’histoire d’Amélie Nothomb, une écrivaine éperdument amoureuse du pays du soleil levant, étant donné qu’elle y a vécu étant jeune fille. Elle y retourne étant adulte et elle s’installe à Tokyo dans un petit appartement. Pour se faire un peu d’argent, elle affiche une petite annonce pour donner des cours et se faire quelques amis. Elle reçoit un coup de fil d’un jeune tokyoïte nommé Rinri à qui elle donne rendez-vous dans un café.
Ni d’Eve ni d’Adam se lit facilement, les actions s’enchaînent très rapidement, à un rythme soutenu car les descriptions sont sommaires et plutôt brèves ; par exemple, de Rinri, on sait seulement qu’il a la nuque rasée de près et que ses traits sont absolument immobiles.
Amélie Nothomb est l’auteur d’un livre plutôt réaliste, elle raconte son aventure tokyoïte et sa relation avec Rinri. […] L’histoire n’est pas très originale, c’est une énième histoire d’amour. Elle se déroule au Japon, ce qui lui apporte une touche d’exotisme, car ce n’est pas la même culture. Néanmoins, ce qui intrigue le plus, c’est que l’on a des doutes sur la réciprocité de cette relation : durant tout le livre, on n’est pas sûr des sentiments d’Amélie à l’égard de Rinri.
Ni d’Eve ni d’Adam resemble à un journal intime, celui d’une fille qui raconte son histoire d’amour avec ses doutes, ses peurs, ses suspicions, comme lorsqu’elle croit que Rinri est un yakusa. Une fille qui découvre la culture japonaise si différente, une fille avec des problèmes que l’on peut deviner, tels que l’anorexie ou la boulimie car elle se jette toujours sur la nourriture sans attendre les autres. Elle raconte aussi l’absence de sa sœur qui lui pèse, le gros manque qu’elle a creusé. Il est possible de s’identifier au personnage, car tout le monde a eu ces peurs, ces doutes liés à l’amour. Je trouve que l’on s’attache beaucoup plus à Rinri, ce Japonais gentil, généreux, qui ne désire qu’une chose : le bonheur d’Amélie, alors que cette dernière l’abandonne lâchement, partant du jour au lendemain.
La couverture du livre est géniale, elle est en rapport avec le mot clé de la fin du livre, c’est-à-dire « l’étreinte du samouraï ». De plus, l’esthétique est irréprochable et les guenilles que porte Amélie donne un genre qui résume bien l’auteur.
J’ai apprécié ce livre car j’aime ce qu’a fait Amélie Nothomb d’une banale histoire d’amour en lui donnant un côté marginal et décalé avec une fin inattendue. Tout cela nous pousse à dévorer chaque phrase, chaque passage, intrigués et enthousiasmés par cette histoire sous les cerisiers en fleurs.
Samy, 2nde 9

« Cours particuliers de français, prix intéressant. » C’est ainsi que tout commence. Etudiante au Japon, Amélie, une occidentale de vingt-et-un ans, passe cette petite annonce dans un supermarché. Rinri, jeune Japonais de vingt ans désirant améliorer sa maîtrise de la langue de Voltaire, répond à sa demande. Malgré son niveau consternant en français, son vocabulaire languissant et sa prononciation hésitante, le contact s’établit. Et c’est ainsi qu’ils vont petit à petit faire connaissance et se rapprocher l’un de l’autre…
Si je devais résumer ce livre en un mot, je dirais simplement : magnifique ! En effet, malgré la première de couverture qui, selon moi, n’est pas très attirante, dès les premières pages, je me suis laissé emporter par l’histoire et j’ai dévoré ce livre en deux jours. Amélie Nothomb nous transporte au Japon où elle nous raconte sa vie pendant deux ans. Ce pays, elle l’aime et elle l’honore autant dans les étranges soirées avec les amis de Rinri que lorsqu’elle gravit le mont Fuji pour acquérir symboliquement la nationalité japonaise. De la cuisine aux traditions nippones en passant par le savoir-vivre, Ni d’Eve ni d’Adam est une véritable découverte du Japon. On apprend par exemple que là-bas, le climat est un sujet principal et obligatoire. De plus, Amélie arrive à nous faire partager son amour pour ce pays, notamment grâce à des descriptions incroyables, comme celle du mont Fuji. En effet, la romancière nous fait aussi partager sa passion : la montagne.
Ni d’Eve ni d’Adam est un roman très bien construit. Le rythme est soutenu, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde en lisant ce livre. Amélie a glissé beaucoup d’humour dans son ouvrage, notamment grâce à des jeux de mots et des malentendus dus aux différentes langues. Pour Amélie, la moindre anecdote du quotidien se transforme en une véritable aventure. Le vocabulaire est très simple, ce qui facilite encore plus la lecture.
Mais ce livre est aussi bouleversant. En effet, certains passages m’ont décontenancée, en particulier celui où l’on apprend que, dès l’âge de cinq ans, les enfants nippons subissent des sélections horribles pour entrer dans les meilleures écoles. « Et l’on s’étonne que tant d’adolescents nippons se suicident. » Cette phrase m’a particulièrement touchée. Pour finir, j’ai trouvé la fin de l’histoire très originale et inattendue.
En conclusion, Amélie Nothomb nous transporte au Japon pour un voyage parfois émouvant, souvent amusant, mais toujours passionnant. Ce livre est donc une merveille et je le recommande à tous !
Amandine 2nde3

Amélie Nothomb, dans son livre autobiographique Ni d’Eve, ni d’Adam nous raconte son retour dans son pays natal, le Japon. En 1989, âgée d’une vingtaine d’années, elle se lance à la redécouverte du pays du soleil levant. Pour entrer dans la vie active, elle décide d’enseigner le français. Mais très vite, son premier étudiant, Rinri, devient plus q’un élève. A travers sa vie quotidienne et sa relation avec le jeune homme, elle nous expose ses points de vue sur de multiples thèmes comme la vie amoureuse, le mariage, le couple, la nourriture, la nature…
Le livre Ni d’Eve, ni d’Adam publié en 2007 a été récompensé la même année par le prix Flore. Amélie Nothomb est une femme extravagante d’une quarantaine d’années, déjà auteure d’environ soixante-dix manuscrits dont seulement dix-huit ont été publiés.
Amélie, fille d’un ambassadeur de Belgique, née au Japon, cultive par ailleurs un mystère autour de sa personne. Tant pas sa personnalité que par ses écrits, elle défraie la chronique, divisant les lecteurs entre admirateurs et détracteurs.
Personnellement, je n’ai pas bien compris le but de ce livre, mi-biographique, mi-essai qui se veut philosophique. Le fait qu’Amélie narre la banalité de sa vie quotidienne au Japon ne m’a pas transportée. J’attendais d’elle qu’elle nous fasse partager la culture japonaise et voir, des yeux d’une littéraire, toutes les coutumes et extravagances nippones ; mais elle ne cesse de parler d’elle.
J’ai été très déçue qu’elle n’exploite pas plus le ré-apprentissage de la langue de son pays natal ; nous suivons pas à pas les progrès de Rinri en français, mais pas les siens en japonais. J’ai trouvé cette attitude prétentieuse, comme si elle voulait nous cacher sa difficulté à apprendre, comme si celle-ci pouvait détruire le culte qu’elle construit autour d’elle-même au risque de se rendre faillible mais plus humaine.
J’ai également trouvé trop longs et sans grand intérêt les passages où elle reste avec Rinri pour « le monopoly amoureux » alors qu’elle ne l’aime pas. Malgré la simplicité des mots employés et la clarté de son style, je me suis perdue dans des détails futiles.
Néanmoins, j’ai été agréablement surprise par sa façon de parler de la subtilité de la différence entre l’amour et « Koi ». Pour moi, elle a transmis parfaitement en une page l’ambiguïté qu’il peut y avoir avec un mot aussi fort et plein de sous-entendus que le mot « amour ».
Par ailleurs, deux phrases de ce roman m’ont particulièrement touchée, lorsqu’elle fait allusion à la faute originelle d’Adam et Eve dans le cadre de ses interrogations sur le mariage : « Pourquoi fallait-il toujours que le plaisir se paye ? Et pourquoi le prix de la volupté était-il inévitablement la perte de la légèreté originelle ? » p.157. J’ai trouvé ces quelques mots très réfléchis, presque poétiques, ils ont interpellé la jeune fille que je suis.
Mais au fil des pages, j’ai entrevu la personnalité d’Amelie et je crois que c’est ce qui m’a le plus déplu. Au-delà de l’apparence froide et insensible qu’elle se donne lorsqu’elle éconduit Rinri, le fait qu’elle n’ait pas une once de modestie m’a profondément choquée. Au cours de son excursion au Mont Fuji, elle prétend être Zarathoustra. Ce comparer ainsi à un sage, un prophète m’a révoltée. Affirmer « avoir à la place des pieds, des dieux » m’a scandalisé à un tel point que j’ai dû me faire violence pour continuer à lire son ouvrage.
Pour conclure, mon bilan est assez négatif ; j’ai eu l’impression que le personnage d’Amélie Nothomb a empoisonné ma lecture. Au fil des pages, je ne me suis aucunement identifiée à elle. Le fait que je n’éprouve aucune compassion pour la personne qui se trouve être l’héroïne du roman est assez rare et troublant pour moi. Mis à part quelques brefs passages, je suis restée totalement indifférente à ce roman. Il faut croire que je fais partie de ces gens qui n’apprécient ni le style, ni l’auteur.
Camille 2nde3

Critiques du livre de Fred Vargas, Pars vite et reviens tard


Aux quatre coins de Paris, des 4 inversés sont découverts sur les portes d’entrée d’appartements. A Paris toujours, des annonces lugubres venant d’un inconnu sont lues à la criée par Joss Le Guern, un ancien marin reconverti. Dans ce roman, nous apprenons comment ces deux situations, apparemment sans lien, sont en fait reliées par une série de meurtres. Le commissaire Adamsberg enquête sur cette inquiétante histoire et nous emmène avec lui dans sa recherche de l’assassin.
Indice après indice, piste après piste, les nœuds de cette enquête se délient sans pour autant nous préparer au dénouement qui reste, pour le moins, surprenant.
Pars vite et reviens tard écrit par Fred Vargas, publié début 2001, a rencontré un grand succès puisque dès l’année suivante, il fut récompensé par le prix des libraires, puis adapté au cinéma en 2007.
J’ai apprécié ce livre car la lecture en est simple et agréable, le rythme est assez soutenu, ce qui est très plaisant. L’intrigue est bien menée et le suspense est croissant ; la surprise fait partie intégrante de ce policier.
On y retrouve le personnage fétiche du commissaire qui a toujours le bon mot au bon moment, et vit une relation tumultueuse avec Camille… Toutes ces petites choses le rendent plus humain et bien plus accessible pour le lecteur.
Je pense que la force de cette œuvre repose sur le fait que le lecteur a l’impression de faire partie du roman et cherche le coupable aux côtés d’Adamsberg. Nous n’avons aucune difficulté à nous identifier comme personnage, en plein cœur de l’intrigue, à chercher avec lui pistes et indices.
Huit ans avant les événements, cette histoire de peste a des airs de peste a des airs de ressemblance avec notre grippe AH1N1, avec la même hantise de l’épidémie dans la population qui se traduit par une peur et une panique déraisonnées. Cette analogie prémonitoire m’a quelque peu amusée.
Malgré le plaisir que j’ai trouvé à la lecture de ce livre, je ne pense pas que ce roman me reste longtemps en mémoire. Le policier est pour moi une littérature qui se consomme dans un moment de détente mais ne transforme pas notre regard sur la vie et sur le monde.
Camille 2nde3

Des quatre à l’envers, d’étranges annonces ; la vie semble mystérieusement devenir un cauchemar, sur la place Edgar-Quinet puis dans la Frane entière. Le commissaire Adamsberg en est certain, ce n’est pas une simple affaire, et rien n’est laissé au hasard dans Pars vite et reviens tard.
Grâce à Fred Vargas, qui utilise sa plume avec originalité, sensibilité et précision, nous pouvons suivre le déroulement de l’enquête que mène Adamsberg ; ce personnage, si charismatique, interroge ses suspects, aux passés si différents mais avec une souffrance commune.
Vargas nous montre habilement, à travers ses personnages, la complexité des humains et celle du monde dans lequel ils vivent. On ne peut qu’être captivé par cette recherche dans le passé le plus lointain, afin de découvrir la vérité : celle du présent. Captivé aussi par cette enquête, qui nous oblige à trouver ce qui est enfoui au fond de l’histoire, mais aussi au fond des hommes. On est tenu en haleine jusqu’au dernier point de la dernière page. Et même dans les moments les plus sombres de ce polar, la touche d’humour et la sincérité des personnages nous envoûtent.
Un livre tout simplement passionnant.
Bérangère, 2nde 6

Le commissaire Adamsberg ne se doutait pas que des quatre peints à l’envers sur certaines portes de certains immeubles, et des annonces ne latin lues par Joss le Guern, le crieur de la place Edgar-Quinet, allaient le conduire à un assassin.
Dans Pars vite et reviens tard, Fred Vargas nous dévoile les informations au fur et à mesure. Le rythme qu’elle nous impose est parfait. Quoi de plus normal pour un écrivain de talent !
Ce livre est donc excellent car il n’est pas compliqué à comprendre, malgré des histoires parallèles.
Le lecteur peut vraiment s’identifier au commissaire : un personnage principal unique en son genre.
Ce roman est original parce que le lecteur ne s’attend pas du tout à cette fin, et le thème de la peste ne procure pas un effet de déjà-vu.
Le récit entretient le suspense jusqu’à la fin, de plus, l’incipit est très étrange, puisqu’on ne comprend pas le premier chapitre. Tout cela rend le roman encore plus captivant.
Ce livre est génial !
Sonia, 2nde 6

Un crieur breton, des messages mystérieux. Un commissaire parisien, des
portes taguées de quatre à l'envers. Ces deux histoires, pourtant
différentes, seront liées par le savoir-faire de Fred Vargas. Ligne après
ligne, réflexion après réflexion, elle développe l'intrigue avec poésie et
suspense.
Lorsque j'ai commencé ce roman, j'ai su qu'il allait me plaire. L'auteur
installe une atmosphère particulière que chacun de nous ressent.
Elle connaît et analyse très bien l'ambiance de la vie quotidienne actuelle.
On ne peine pas à s'imaginer simple passant sur la place où crie Le Guern.
En effet, roman après roman, Vargas nous prouve qu'elle est passée maître
dans l'art de la description. Ses personnages sont vrais et légers, grâce à
leur humour simple. Les dialogues agréables sont mêlés au suspense et aux
réflexions imagées de "son" commissaire Adamsberg. Les personnages, bien
singuliers, passent d'inconnus à familiers. Petit à petit, on rentre dans
leur monde, leur vie quotidienne.
J'ai énormément le style de Fred Vargas. Lire devient avec elle passionnant.
Clémentine, 2nde 6

Joss Le Guern, ancien marin breton, se reconvertit en crieur ; trois fois par jour, il déclame les messages que les gens déposent dans une urne : petites annonces, déclarations d’amour, de heine…rien de bien étrange a priori. Mais un jour, il commence à recevoir des messages intrigants en vieux français, voire en latin. Des messages qui prédisent tous le retour de la peste à Paris… Est-ce l’œuvre d’un amuseur ? D’un cinglé ? Est-ce vraiment réel ? Parallèlement à ces étranges messages, le commissaire Adamsberg, chargé de la brigade criminelle, reçoit la visite d’une femme très affolée dont les portes de l’immeuble sont victimes de graffitis alarmants : des sortes de quatre à l’envers accompagnés des lettres CLT. Simple graffiti ou menace ? Le commissaire finit par prendre l’affaire très au sérieuxquand d’autres immeubles sont touchés et quand Joss Le Guern se décide à venir lui parler de messages spéciaux. Les deux affaires vont rapidement se regrouper en une seule, le premier cadavre est découvert et l’enquête commence même si elle s’annonce difficile et délicate…
Dès le premier coup d’œil, ce livre m’a paru exceptionnel. En effet, je trouve la couverture trs attirante. On est tout de suite plongés dans l’histoire, on a envie de savoir ce que représente cet étrange signe. De plus, les couleurs sont chaudes, le titre est accrocheur ; tout cela nous donne encore plus envie de lire le livre. En regardant cette couverture, j’ai eu comme une envie d’ouvrir cette étrange porte et de me plonger dans l’histoire. J’ai donc immédiatement tourné la page et commencé ma lecture. Autant vous dire que je n’ai pas été déçue ! En effet, dès les premiers chapitres, Fred Vargas crée le mystère avec ces événements insolites, comme par exemple ces étranges signes tagués sur les portes des immeubles qui nous accrochent immédiatement et le suspense est au rendez-vous dès le début du roman.
Les personnages sont très attachants. En effet, j’ai vraiment aimé le commissaire Adamsberg : un drôle de personnage qui marche au ralenti, et qui, je trouve, se laisse mener par l’enquête au lieu de la mener de façon plus organisée. Joss Le Guern m’a aussi séduite avec ses criées et ces messages absurdes qui m’ont parfois fait sourire comme par exemple celui-ci : « Que l’Electricité et le Gaz de France aillent se faire foutre » ou encore celui-là : « On a encore eu un été pourri et nous voilà déjà en septembre ». J’ai eu beaucoup de plaisir à m’imaginer les criées, ce retour à la vie de quartier dans une grande ville ! De plus, Fred Vargas a fait en sorte que même les personnages secondaires aient une véritable identité…Et ils sont tous un peu bizarres, comme par exemple les trois historiens qui vivent ensemble et qui s’appellent à coups de balais ans le plafond ! En fait, on s’attache aux personnages et on a envie d’aller écouter le crieur et de manger un morceau au « Viking » avec « la bande » pour discuter de l’affaire.
Pars vite et reviens tard est un livre qui se lit très facilement. En effet, le niveau de langue est courant, voire parfais familier, ce qui facilite la lecture. De plus, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en lisant ce livre : le rythme est soutenu et l’auteur entretient le suspense du début à la fin de l’histoire. Grâce à tout cela, on se plait à essayer de trouver le coupable qui n’est évidemment pas celui que l’on croit.
Mais l’auteur ne s’arrête pas là. En effet, au delà de l’histoire policière très bien menée, Fred Vargas en profite aussi pour nous apporter quelques petites connaissances historiques. Entre textes anciens et passages en latin, l’histoire est très bien documentée et on apprend par exemple l’existence de deux personnes qui ont étudié le « fléau » et qui en sont morts : Avicenne et Samuel Pepys. On sait aussi que la peste se transmet par contact. Ce petit bonus historique m’a vraiment plu.
En conclusion, Pars vite et reviens tard est un livre exceptionnel où suspense, intrigue et bonus historique sont au rendez-vous ! Je le recommande à tous.
Amandine, 2nde3
Joss Le Guern, ancien marin, breton. Son métier ? Crieur, chose assez inhabituelle de nos jours. Crier ce qu’on lui glisse dans son urne, des petites annonces d’offres en tout genre, des messages amoureux, etc… Mais depuis peu, il doit lire des mots assez étranges qu’il appelle les « spéciales ». Elles l’ont apparemment pas de sens, elles sont parfois en latin ou en vieux français. Le commissaire Adamsberg, de la Brigade Criminelle, reçoit une femme effrayée par les dessins de « 4 » écrits à l’envers sur les portes de son immeuble. De simples graffitis ?
Fred Vargas nous entraîne dans une histoire policière originale. Elle mélange incroyablement bien le Moyen-Age au monde d’aujourd’hui au travers d’un fléau qu ‘on croyait disparu, la peste, avec une petite différence : quelqu’un semble pouvoir la contrôler et choisir les victimes. Les « spéciales » seraient des extraits de textes que Decambrais, voisin de Le Guern, étudie et traduit. Quelqu’un souhaite passer le message du retour de la peste. Comment interpréter ces paroles ? Le lecteur se met à la place d’Adamsberg qui ne sait plus sur quel pied danser.
Ce livre n’est pas aussi simple que l’on pourrait vouloir l’admettre. La longueur des phrases n’est pas le problème mais certaines ne sont pas abordables sans difficulté. Ne disposant d’aucune note de l’auteur ou de l’éditeur, certains passages peuvent nous laisser perplexes.
Les personnages ne sont pas ordinaires, ce qui m’a beaucoup plu. Adamsberg a besoin de marcher lorsqu’il réfléchit, ce qui lui permet de rester éveillé (la marche l’aidant à résoudre ses énigmes). N’oublions pas Danglard, le bras droit d’Adamsberg, constamment horripilé par l’excentricité de son collègue. Sur la place Edgar Quinet, Joss Le Guern ne cesse de répéter « Chez les Le Guern, on est peut-être des brutes mais on n’est pas des brigands ». Une sorte de groupe s’est formé autour de cette place : Recambrais et sa dentelle, Lisbeth, prostituée- chanteuse, Damas qui refuse catégoriquement de se couvrir…
Le détail de la description de Joss Le Guern et d’Adamsberg est, par contre, quelque chose qui ne m’a pas trop plu. L’entrée dans ce livre est par conséquent assez difficile ; je lisais à contre-cœur. Les descriptions sont longues, les détails plus insignifiants qu’ils ne devraient l’être. Malgré cela, qui est vraiment dommage, dès l’annonce du cadavre retrouvé rue Jean-Jacques Rousseau, au n°117, il est alors impossible de s’arrêter.
Fred Vargas peut vraiment être considérée comme un écrivain policier. Pars vite et reviens tard est une réussite. Avec une vue d’ensemble de ce livre, ne tirez surtout pas un trait sur le début car la compréhension pourrait être délicate. Si vous aimez résoudre les énigmes, foncez, mais restez sur vos gardes, vous risquez d’être surpris.
Floriane 2nde 3

Dans son livre, Pars vite et reviens tard, Fred Vargas fait résoudre au commissaire Adamsberg, chargé de la Brigade Criminelle, une difficile affaire de meurtres, entremêlée à une épidémie de peste, dans la ville de Paris. En effet, deux mystères parallèles, dépourvus de liens apparents, se voient mis en commun et résolus par le brillant commissaire, doté d’un sens de déduction exceptionnel. Adamsberg doit pour cela confronter d’étranges signes inscrits sur les portes d’appartements parisiens à d’incompréhensibles messages déposés dans l’urne de Joss Le Guern, crieur, afin qu’il les énonce. Face à cela, la population se retrouve terrorisée devant le terrible fléau de peste et cède rapidement à la panique. Tout ceci va pourtant mettre Adamsberg sur la piste d’un dangereux assassin.
J’ai apprécié ce livre globalement agréable à lire, notamment au niveau de l’élucidation de l’enquête. Les solutions sont inattendues, et un rythme soutenu du mystère et de l’interprétation des indices permet de bannir l’ennui à ce niveau. Cependant, un attachement trop marqué à certains détails inutiles, particulièrement lors de la description des personnages se révèle parfois lassant. En revanche, j’ai pu apprécier de très bien les identifier.
Pierre, 2nde4

Critiques du livre de Jérôme Garcin, C’était tous les jours tempête


C’était tous les jours tempête, c’est l’histoire de Marie-Jean Hérault de Séchelles, un noble qui a été arrêté et emprisonné sous la Révolution française et condamné à la guillotine, comme tant d’autres à cette époque. Avant son exécution et pendant son emprisonnement, il écrit à sa bien-aimée, Jeanne de Sainte-Amaranthe ; il lui raconte ses aventures, son infidélité, ses compagnes, lui rappelle sa rencontre avec elle.
Le rythme de ce livre est rapide avec peu de descriptions, sûrement parce que les lettres devaient être concises, sans fioritures.
L’ouvrage de Jérôme Garcin est totalement réaliste car c’est un récit historique puisque c’est Marie-Jean Hérault de Séchelles qui écrit ses lettres et il a vraiment existé. Dans ses lettres, il relate sa vie de séducteur, de bourreau des cœurs, d’infidèle mais qui néanmoins est éperdument amoureux d’une femme, un amour qui va bien au-delà de la simple attirance physique car il dit qu’il préfèrerait largement chevaucher avec elle dans les champs que la séduire et coucher avec elle.
En écrivant ces lettres, Hérault expie se fautes, il se doit de dire la vérité à celle qu’il aime d’un amour pur même s’il l’a trompée avec de nombreuses femmes telles qu’Adèle de Savoie ou même des filles de joie. Car Marie-Jean est ainsi, c’est un être frivole et ambitieux ; trop ambitieux peut-être car cela le perdra en le faisant trop remarquer ; il se fait dénoncer comme conspirateur par un indicateur imaginaire. Or, à cette époque, la guillotine tombait pour un oui ou pour un non, ainsi que pour faire des exemples ; il le dit lui-même : « Il faut des traîtres à la Révolution ; lorsqu’elle ne les a pas, elle les fabrique ».
Hérault n’est pas très attachant, c’est un homme qui a vécu à cent à l’heure comme le montrent ses infidélités, ses escapades, un homme plein d’ambition, beau, qui attire le désir des femmes et la jalousie des hommes. Néanmoins, les motivations de ses lettres sont touchantes, il se promet de confesser ses fautes et de dire la vérité à la femme qu’il aime, d’être pur et honnête à ses yeux avant de mourir, de déclarer sa flamme, une véritable flamme qui le consume.
La couverture du livre incite à la lecture car elle représente le facteur clé du livre, c’est-à-dire l’exécution, et donc la guillotine, car elle possède une part importante dans l’histoire, même si elle est suggérée.
J’ai apprécié ce livre notamment pour son ambiance qui me plaît beaucoup, cette atmosphère frivole et décadente. J’ai apprécié aussi cet homme qui a fait les pires choses mais qui néanmoins veut expier ses fautes, qui a ce besoin de bien paraître devant la femme qu’il aime et qu’il aimera toujours même à travers la mort.
Samy, 2nde3
Hérault de Séchelles est emprisonné depuis le 15 mars 1794 dans la prison du Luxembourg à Paris. Il est condamné à mort écrit à sa bien aimée maîtresse Madame de Sainte Amaranthe.
Il évoque leur rencontre en octobre 1792 et avoue ses tromperies, il parle de ses rencontres importantes (Mme Clairon, le conte de Buffon…), il reviendra aussi sur son enfance dans une famille noble où il fut « l’avorton illégitime ». Avocat du Roi à 18 ans et protégé par ma Reine, il progresse très vite grâce à ses qualités d’orateur. Il prendra part à la prise de la Bastille, sera exilé en Suisse un an et reviendra à Paris défendre la Révolution, rompant définitivement avec sa famille. Il sera guillotiné le 5 avril 1794. Le livre se termine par la description de l’exécution de Hérault et de ses compagnons.
Cette histoire est un roman historique s’inspirant largement d’une période de l’histoire terrible et sanglante, celle de la prise de la Bastille et des années qui suivirent et de personnages ayant existé.
Il se présente comme un monologue puisque c’est une confession écrite. Le style de l’écriture est un peu ancien dans la forme des phrases « à ce que les choses advinssent » ainsi que dans certains mots utilisés (« ébaudie »).
Ce q'a pu faire Hérault de Séchelles ne le rend pas sympathique, il est « coureur », infidèle, profiteur et il a laissé se commettre des actes d’une barbarie sans y être vraiment sensible (« Sans émotion, avec seulement cette lassitude qui succède aux fêtes ») ; par exemple lorsqu’il était président de l’Assemblée Nationale, il a laissé se faire les massacres de septembre 1792. Il vit cette période comme un témoin passif ; il a traversé les événements avec légèreté et inconscience.
C’est la prison et la perspective de la mort qui lui redonne de la lucidité. Malgré tous ses défauts, on peut admirer son honnêteté, car il n’était pas obligé d’avouer toutes ses fautes, parfois avec une certaine ironie envers lui-même.
C’est un personnage ambigu qui hésite souvent entre deux sentiments comme prendre le parti des faibles mais vivre parmi les forts ou tenir compte du désarroi des petites gens et rester riche encore, changer la société mais ne pas perdre les avantages de la noblesse.
Il aime beaucoup les femmes et dans ses propos, on relève des comparaisons avec sa passion de la Révolution : « Cette pauvre fille échevelée dont j’aimais la sauvagerie » et « Cette belle sauvageonne, et nous avons bien joui ensemble ».
Ce livre peut nous apprendre certains détails historiques comme le fait que c’est Hérault qui a écrit la Déclaration des droits de l’homme. Cela s’explique puisque Jérôme Garcin, né en 1956, a une formation de journaliste. On retrouve dans le livre la passion de l’auteur pour les chevaux dans la description du spectacle équestre par un public imaginaire.
Pour ma part, je n’ai pas trouvé la forme monologue très plaisante à lire car il n’y a pas de réaction du destinataire. Seulement quelques événements historiques sont intéressants ; autrement il s’agit surtout de découvrir la personnalité de Hérault de Séchelles.
Ugo, 2nde9

Le 16 mars 1794, de la prison du Luxembourg où il est enfermé en attente de son exécution, Marie-Jean Hérault de Séchelles écrit à sa maîtresse, Madame de Sainte-Amaranthe, pour lui annoncer qu’il va mourir et qu’il lui laissera en confession le récit de sa vie. Marie-Jean connaît une enfance triste et une adolescence enfermée au collège ; il est incompris par ses parents. Le jeune ambitieux se tourne ensuite vers des études de droit et devient rapidement avocat du Roi. Mais, en 1787, il renie les siens et met en avant les idées des Lumières. En 1789, le narrateur vit avec exaltation la prise de la Bastille. Après un court exil en Suisse où il fait les louanges de la République, il revient à Paris en décembre 1790 et est élu auprès des Tribunaux de Paris. Il devient ensuite très vite Président de l’Assemblée et rédacteur de la Constitution et de la Déclaration des droits de l’hommes. Le 15 mars 1793, il est arrêté. Le 6 avril de la même année, Madame de Sainte-Amaranthe écrit à sa fille pour lui annoncer la mise à mort de Marie-Jean par la « Terreur » de Ropbespierre.
C’était tous les jours tempête, roman historique de Jérôme Garcin, nous éclaire brutalement sur une période troublée de l’histoire de France. C’est à travers un destin particulier, celui de Hérault de Séchelles, que l’auteur montre l’extrême violence de la Révolution. Lors de la description de la prise de la Bastille, l’auteur met en évidence la barbarie révolutionnaire. De même, les massacres de septembre 1792 sont évoqués à travers l’exécution abominable de la princesse de Lamballe.
Cependant, Jérôme Garcin nous décrit une noblesse faisant semblant de vivre comme sous l’ancien régime en prison : ils jouent et boivent le thé alors que la guillotine les attend.
Toute cette violence est alors présentée comme une absurdité : la description de la mère de Marie-Jean et la femme de Camille Desmoulin nous montre deux femmes unies dans la douleur malgré l’opposition sociale qui les sépare.
Mais la force du récit réside surtout dans la troublant personnage que peint Jérôme Garcin. L’auteur choisit un martyre de la Révolution pour mener ce récit. Il en fait un personnage complexe, arriviste et cynique. En effet, il ose avouer à Madame de Sainte-Amaranthe que, lors du massacre de 1792, il a laissé tuer son amie, la princesse de Lamballe, mais qu’il n’éprouve aucun remords. Marie-Jean est aussi fait de contradictions : il est exalté par la Révolution mais quand il va à Versailles, il nous montre un paysage fantomatique, comme si les idées nouvelles n’avaient apporté que la mort. Enfin, Garcin crée un personnage émouvant : à la manière de Rousseau, Marie-Jean confesse ce qu’il aurait voulu être. Lors des séjours au château d’Epone, loin du pouvoir, le personnage révèle sa vraie nature. Il avoue par la par la phrase « Car j’étais fait pour la solitude, la hauteur, la fidélité et la compassion. Pas pour l’esbroufe, le marigot, la trahison et la ricanement » (p71). Il nous montre qu’il a l’impression d’avoir «gâché » sa vie, comme si la vie de Marie-Jean Hérault de Séchelles, personnage principal de C’était tous les jours tempête avait été une erreur.
Isaac, 2ne 9
Jérôme Garcin est né en 1956. Il est depuis 1996 le directeur adjoint du « Nouvel Observateur » et est chargé des pages culturelles. Son roman La chute de cheval, paru en 1998 a reçu le prix Roger Nimier. Ses romans traitent le plus souvent de littérature et parlent du Moyen-Age et surtout de la Révolution.
Marie-Jean Hérault de Séchelles est un jeune aristocrate parisien. Bouleversé par la prise de la Bastille, il abandonna son rang et se rangea aux côtés des révolutionnaires. D’abord reconnu et apprécié, notamment par sa « Déclaration des droits de l’homme », son despotisme, sa soif de pouvoir croissante et le fait qu’il incarne, malgré lui la noblesse, lui attirèrent les foudres des Jacobins. Elu président de l’Assemblée, Hérault ne bougea pas le petit doigt lors des massacres de septembre 1792 et fut accusé par Saint Just, membre des Jacobins, de « comploter contre la sûreté de la République ». Accusé à tort par des preuves fabriquées, il fut condamné à mourir décapité.
J’ai d’abord été très attirée par l’illustration de la première de couverture qui montre qu’il s’agit d’un roman historique dont l’histoire se déroule pendant la Révolution française. Je m’attendais à un registre épique racontant les aventures d’un révolutionnaire et décrivant l’atmosphère tendue de Paris pendant la Révolution. C’était tous les jours tempête est bel et bien un roman historique dont l’histoire du personnage principal, Marie-Jean Hérault de Séchelles, se déroule pendant la révolution mais il n’est absolument pas question d’aventure et Paris, ainsi que le contexte de la Révolution occupent une place très secondaire dans ce roman. Au cours de ce livre, nous suivons l’évolution du jeune Hérault, orgueilleux, despotique, despotique et beau-parleur jusqu’à son exécution.
L’originalité de ce livre réside tout d’abord dans le fait que c’est un roman épistolaire et le seul dialogue, très court d’ailleurs, se situe à la fin de l’histoire. C’est la première fais que je lis un roman épistolaire et j’ai trouvé C’était tous les jours tempête très dur à lire. Les phrases de Hérault, les adjectifs nombreux et les figures de style très abondantes. Ces caractéristiques collent très bien aux personnages beau-parleur et très cultivé qu’est Hérault mais cela rend aussi le livre très éprouvant à lire. Le lecteur se perd parmi les métaphores et les sous-entendus et doit sans cesse relire les phrases pour se souvenir qui est le sujet. Jérôme Garcin maîtrise très bien le vocabulaire du XVIIIième siècle et cela donne beaucoup de charme au roman. Les noms des différents personnages sont très complexes et rallonge, ce qui les rend très difficiles à retenir.
Hélas ! Le personnage principal n’est pas du tout attachant car il s’agit d’un jeune noble oisif ne sachant pas ce qu’il veut. Il hésite entre le destin de révolutionnaire qui est très à la « mode » à cette période pour se faire remarquer et la conservation de ses privilèges d’aristocrate. Comme Hérault aime beaucoup se faire remarquer et aspire à la célébrité, il va s’engager aux côtés des révolutionnaires et ses talents de beau parleur lui permettront de s’élever au rang de président de l’Assemblée. Néanmoins, Hérault est un homme tout ce qu’il y a de plus stupide et désagréable ; afin d’exposer ses diverses conquêtes féminines au public, il leur demande de s’habiller de jaune et de violet afin que tout le monde les remarque et sache qu’elles lui appartiennent, comme des juments marquées au fer pour signifier qu’elles appartiennent à la même écurie.
Malgré ses pensées misogynes et totalement fausses, on ne peut pas vraiment lui en vouloir car notre pensée de lecteur du XXième siècle n’est pas la même que celle d’une personne du XVIIIième.
Je n’ai pas été attirée par le thème de ce livre car je n’aime pas spécialement les récits de vie mais Hérault remonte dans notre estime car, dans sa prison, il réalise que la vie qu’il a menée était frivole, mondaine et stupide et qu’en se conduisant ainsi, il s’est perdu pour devenir un despote moqueur en apparence alors qu’avec Madame de Sainte-Amaranthe, sa maîtresse, il agit en homme doux et intelligent. Par l’apparence extérieure qu’il donne de lui, la fin n’est pas inattendue car il est certain que, bien qu’il soit le rédacteur de la première déclaration des droits de l’homme, ses pensées et ses actes restent ceux d’un noble qui se moque des Jacobins, notamment de leur manque de culture. Nous ne sommes donc pas étonnés lorsque des fausses preuves sont fabriquées contre Hérault pour l’envoyer à la mort et ainsi se débarrasser de lui.
A la fin, quand Hérault est envoyé à l’échafaud, il y va sûr et déterminé, sans peur et plein de noblesse, ce qui fait qu’on arrive à aimer ce personnage juste avant sa mort.
Jérôme Garcin est un écrivain très doué pour construire des phrases merveilleuses et musicales en jouant sur les mots, les métaphores, les périphrases et bien d’autres figures de style. Même si ce style d’écriture est dur à lire car nous n’y sommes pas habitués, il donne du cachet au livre et même si l’ensemble est complexe, on s’émerveille de la beauté des phrases et l’on prend beaucoup de plaisir à lire ce récit « d’un autre âge » et cependant paru en 2001 !
Je recommande C’était tous les jours tempête à des lecteurs confirmés et surtout aux amateurs de figures de style qui se régaleront. Même si ce livre est difficile à lire, il n’en reste pas moins exceptionnel du point de vue de la langue qui s’adapte si bien au contexte que l’on croirait que Jérôme Garcin est né au XVIIIième.
Oriane, 2nde 9
Ce livre relate l’histoire d’un futur condamné à mort, à la suite de la Révolution Française. En effet, prisonnier, il se rappelle et raconte sa vie mouvementée par de nombreuses conquêtes féminines et de la mentalité particulière qu’il avait avant de rencontrer la femme à laquelle il écrit. Celle-ci lui a permis de découvrir un visage nouveau de lui-même, et a bouleversé son existence. Tout au long des courriers qu’il lui envoie, il comble l’absence de liberté par le souvenir et par le récit de sa vie, qu’il fait à la femme dont il est amoureux.
J’ai aimé le sujet de ce livre, et particulièrement le début qui présente le personnage de manière progressive. Son portrait intellectuel se trace petit à petit, au fil des lettres qu’il envoie, ce qui m’a plu. J’ai cependant été un peu lassé au fil du livre par la nostalgie du personnage, ce qui mitige légèrement mon opinion, mais les quelques lueurs d’espoir obtenues par le personnage, comme la vue de la femme dont il est épris, m’ont fait apprécier ce livre. Le registre tragique, du fait de son destin, est cassé par le récit de sa vie, ce que j’ai également aimé.
Pierre, 2nde 4

L’histoire commence ne 1794, à la prison du Luxembourg où Marie-Jean Hérault de Séchelles est emprisonné. Il écrit à Mme de Sainte-Amaranthe qui est sa maîtresse.
Au cours du livre, Hérault de Séchelles raconte les événements de sa vie, de sa fulgurante ascension au cours de la Révolution Française et sa chute brutale. Ce livre est très intéressant du point de vue historique, en retraçant quelques événements avant la Révolution (la fronde du Parlement) et pendant (la Terreur), et avec des personnages célèbres (Danton, Louis XVI, Marie-Antoinette, etc.) Mais du point de vue de l’histoire du livre, Hérault de Séchelles est un personnage ennuyeux, parfois trop ambitieux et mégalomane. De plus, le vocabulaire est soutenu, ce qui est difficile à comprendre.
J’ai bien aimé ce livre pour le contexte historique, mais en ce qui concerne le personnage, il n’est pas très attachant. Mais Jérôme Garcin a écrit un livre court donc facile à lire et bien dans l’ensemble.
Thibault, 2nde 11
Je n’ai pas vraiment apprécié ce livre. Tout d’abord, la couverture n’a pas favorisé mon entrée en lecture. En effet, les couleurs sont plutôt froides, sur des tons de gris et de sépia, ce qui ne m’a pas donné envie de lire ce livre. De plus, sur cette couverture, on peut voir beaucoup de personnes qui paraissent se révolter et une guillotine, ce qui m’a tout de suite fait penser à l’histoire, à la Révolution française ; j’ai donc vraiment eu du mal à commencer ce roman.
Une fois ma lecture commencée, je n’ai vraiment pas réussi à m’accrocher à l’histoire. J’ai souvent voulu fermer le livre au bout de quelques pages, pourtant, j’ai continué, mais à chaque fois que je laissais ma lecture en suspens pendant quelques jours, je ne me souvenais plus de ce que j’avais lu ! En effet, les nombreuses descriptions, qui ne me dérangeaient pas au début de l’histoire, deviennent ennuyeuses après quelques chapitres, notamment lorsque Marie-Jean nous raconte sa rencontre avec les savants mais aussi lorsqu’il nous livre ses principes de la vie : ce passage est, selon moi, beaucoup trop long et trop détaillé.
De ce fait, on se demande vraiment quand l’action va arriver. Je trouve donc que le rythme du récit est lent. De plus, le vocabulaire très soutenu et la longueur de phrases ont rendu ma lecture assez difficile.
Cependant, certaines phrases ont un air assez poétique, ce qui m’a vraiment plu, comme par exemple celle-ci : « Mais je n’étreins que des ombres dans la nuit qui tombe ». J’ai aussi aimé certaines comparaisons que je trouve très belles comme celle-là : « Aurore était blonde comme le miel d’acacia ». J’ai aussi apprécié le fait que cette histoire soit racontée d’un point de vue interne, sous forme de lettres, ce qui rend l’histoire encore plus réaliste.
Mais, même si le réalisme était au rendez-vous, Jérôme Garcin n’a pas réussi à me faire voyager dans le temps, à me faire voyager découvrir la Révolution en « temps réel ». Je n’arrivais vraiment pas à me mettre dans la peau de Marie-Jean, je n’arrivais pas à m’attacher aux personnages. En effet, ils ont tous des noms « barbares » : « Mademoiselle Julie de Lespinasse », « Monsieur Lajard de Chercal », « Monsieur Le Peletier de Saint Fargeau », « Madame la marquise du Deffard » et beaucoup d’autres. Ces noms rendent la lecture assez lourde et encore plus difficile. De plus, je trouve que dans ce livre, beaucoup trop de personnes sont citées. Avec tous ces personnages, « on s’emmêle un peu les pinceaux ! ».
Pour finir, tout au long de ma lecture, j’espérais être surprise à la fin du livre, je m’attendais à une chute étonnante. Or la fin de cette histoire n’est ni surprenante ni inattendue. En effet, nous avions, dès les premières pages du livre, la fin de cette histoire, autrement dit le fait que le personnage allait mourir.
En conclusion, je n’ai pas vraiment apprécié ce livre qui est selon moi trop complexe et pas assez captivant.
Amandine, 2nde3
Cette histoire est avant tout une confession : la confession de Marie-Jean Hérault de Séchelles à la femme qu’il aime, Mme de Sainte-Amaranthe. La confession d’une vie où l’arrogance, l’impatience, les machinations, la cruauté, l’hypocrisie, l’amour, l’ambition et le regret se mêlent pour ne plus se séparer, la confession d’un être détestable et attachant à la fois.
C’est tout au long de ses lettres que l’on apprend, crûment et sans détour, ce qu’a été la vie d’ Hérault de Séchelles. Une idée originale et intéressante pour ce roman, mais desservie par un style trop chargé, où la longueur des phrases et la précision du vocabulaire rendent la lecture laborieuse, pénible.
Ce style est pourtant celui typiquement employé à cette époque, mais il aurait mérité ici d’être simplifié, ou d’être annoté pour aider le lecteur ; on aurait ainsi pu avoir des définitions ou des repères historiques supplémentaires qui n’auraient pas été inutiles à la compréhension de l’histoire. Ce défaut nous empêche de nous plonger dans la lecture et dans l’histoire, créant ainsi un recul par rapport au personnage, qui aurait pu être intéressant, s’il n’était pas rébarbatif voire insupportable.
Et c’est dommage.
Apolline, 2nde11
Fred Vargas est le nom de plume d’une romancière et archéologue parisienne. Ses romans policiers ont reçu de nombreux prix en France, dont le prix des libraires et le grand prix des lectrices de Elle, pour son roman Pars vite et reviens tard. Fred Vargas nous entraîne dans une enquête policière captivante, oscillant entre les terreurs médiévales et les meurtres en série.
Le commissaire Adamsberg enquête sur de mystérieux Quatre à l’envers sur les portes des appartements d’immeubles parisiens, d’un bout à l’autre de la ville. Dans un autre arrondissement, Joss Le Guern, crieur de profession reçoit d’étranges messages annonçant le retour du « fléau de Dieu ».
Ces mystérieux messages ne deviennent que plus menaçants lorsque Jean Baptiste Adamsberg découvre que les Quatre à rebours sont censés protéger les habitants dont la porte est taguée contre la « Mort noire »…
L’angoisse parisienne se transforme en terreur sourde lorsqu’un homme est retrouvé mort, le corps noirci. La porte de son appartement ne portait pas de Quatre. Alors que l’opinion publique pense immédiatement à une épidémie de peste, le commissaire Adamsberg, son fidèle adjoint Danglard et leur équipe mènent l’enquête pour répondre à la question cruciale : épidémie ou meurtres en série ?
J’ai vraiment adoré ce livre. L’histoire est tellement captivante que lorsque l’on commence à lire ce livre, on ne s’arrête plus. Il y a beaucoup de noms savants tels que « Nosopsyllus fasciatus », qui est le nom des puces de rat mais tous les termes scientifiques sont vulgarisés assez comiquement par le commissaire Adamsberg et nous deviennent familiers.
Cette histoire est très vraisemblable, car la peste a réellement existé mais d’un autre côté, il est improbable que la peste réapparaisse au cœur de Paris, en plein XXIème siècle. L’habile mélange entre réalité, légende médiéval et meurtres classiques m’a beaucoup plu. Le Moyen-âge et le XXième siècle se recoupent en une seule idée : tuer.
J’aime beaucoup les récits policiers, d’autant plus que le thème de la peste est rarement employé de nos jours, ce qui donne un petit côté médiéval à l’histoire, très séduisant.
Le style de Fred Vargas est très étonnant en raison des réflexions d’Adamsberg. L’auteur nous fait suivre le cheminement des idées, des intuitions et des sentiments du commissaire dans un esprit nébuleux. De ce fait, le lecteur a vraiment l’impression d’enquêter lui aussi.
Ce roman est original par son thème peu courant, son style qui fait que le lecteur enquête, et ses personnages. Adamsberg est un homme ordinaire avec ses défauts et ses problèmes personnels. En plus de son esprit nébuleux et de ses réflexions étranges, quand il se sent « nu sous ses habits », il nous donne l’impression qu’il est un peu dérangé. Cependant, il résout l’enquête grâce à un éclair de génie qui illumine soudain ses yeux couleur d’algue, d’après Joss Le Guern, un personnage tout aussi original car, avant de lire ce roman, je n’avais jamais soupçonné l’existence du métier de « crieur ».
La tension émotionnelle est parfaite, on a vraiment l’impression d’enquêter au côté du commissaire. On ressent de la peine en même temps que les personnages, lorsque Adamsberg perd Camille, lorsque Danglard s’abrutit devant la télévision en sirotant sa bière pour oublier le départ de sa femme.
Le suspense est très fort, le meurtrier nous est connu dès les premières pages et pourtant, on n’aurait jamais soupçonné un acte pareil de sa part. De plus, alors qu’Adamsberg croit tenir le coupable, il découvre les rouages machiavéliques d’une fratrie élevée par un père violent et indigne, assoiffée de vengeance et d’argent.
Le message que l’auteur nous fait passer à travers ce récit est que la vengeance ne résout rien. Au contraire, elle ne fait qu’empirer les choses.
La couverture du livre est originale par le symbole du Quatre à rebours qui nous saute aux yeux, mystérieux car on ne sait pas encore sa signification. De plus, le titre aussi recèle une part de mystère : Pars vite et reviens tard évoque la fuite précipitée et la peur, illustrée par la formule latine « cito, longe, tarde ».
Ce livre m’a vraiment beaucoup plu grâce aux personnages attachants, le thème peu courant, le suspense entretenu jusqu’à la fin et surtout, la menace. Après avoir lu ce livre, on a l’impression que la « Mort noire » plane, et il est si facile de confondre un bouton de moustique ordinaire et la piqûre porteuse du bacille. L’histoire m’a aussi beaucoup touchée par le récit de ce frère et cette sœur délaissée et battue par un père indigne. Le personnage de Clémentine Doumot est étrange, il est à la fois comique par son langage, ses galettes, le fait qu’elle joue au poker alors qu’elle est en garde à vue, mais il est aussi infiniment triste, car cette vieille femme, traumatisée par la maladie et persuadée que sa famille maîtrise ce fléau, ne fait plus la différence entre les légendes populaires engendrées par la peur et la réalité.
Je recommande ce livre à tous les lecteurs, à partir d’une douzaine d’années, qui aiment le suspense et les romans policiers. Ils seront automatiquement séduits par le voyage vers le Moyen-âge ravagé par la peste que nous offre le livre, par le biais d’une famille brisée.
Oriane. 2nde9

Joss le Guern, crieur de la place Edgar Quinet, trouve des messages étranges dans son urne à nouvelles. Certains sont en ancien français, d’autres en latin. Mais tous parlent d’un même fléau : la terrible peste, issue de la nuit des temps.
De son côté, le commissaire Adamsberg a une sourde impression ; des signes étranges peints en noir intriguent et inquiètent les habitants dont les portes sont marquées par ces tags. Quatre personnes sont assassinées, étranglées, et bizarrement couvertes de charbon. La panique enfle dans Paris, on croit au retour de la Peste noire. Mais qui donc écrit ces messages pour faire croire à la peste ?
Fred Vargas, comme ne l’indique ni son pseudonyme, ni son style d’écriture, est bel(le) et bien une femme. Souvent récompensée pour ses livres, elle est aussi chercheuse médiéviste, ce qui se ressent dans ce livre, où avec moult détails, elle nous parle de la peste. Ses personnages sont hauts en couleurs, comme Joss Le Guern, Breton un peu spécial qui parle de temps en temps avec son arrière-arrière grand-père, surtout quant il est au Viking ; ou encore Lisbeth, ancienne prostituée avec du caractère ou bien Bertin, tenancier du Viking qui descendrait du dieu Thor. Fred Vargas, c’est aussi une enquête aux nombreux rebondissements ; une sombre histoire d’héritage, de famille, d’enfants non reconnus…Fred Vargas, c’est enfin un style inimitable, aucune description « rasoir », tout est à sa place, pas un mot n’est en trop pas un mot ne manque.
J’aime ce livre et cet auteur pour sa façon de nous apprendre des choses, notamment ici sur la peste, au travers de ses personnages ; elle se glisse dans son histoire, sous la forme d’UN médiéviste : encore un homme ! Ce qui est singulier chez elle, c’est sa façon de mettre en avant la parité entre les personnages : entre Joss, Decambrais, Danglard, Adamsberg…qui sont au premier plan, on aurait pu penser qu’il n’y avait plus de place pour les femmes. Faux !
Elles sont là, avec leur passé souvent lourd, comme Eva ou Maribelle, mais au fort caractère comme Lisbeth, Mané ou Camille. Je pense que c’est un auteur de talent ; qui en a encore à revendre !
Auréline 2nde9

Cette histoire se déroule au XXième siècle. Il s’agit d’un roman policier. Le récit débute par la vision de Joss Le Guern, personnage atypique qui continue à faire la « Criée », alors qu’elle a disparu depuis plus de deux siècles. Ce dernier lit donc des messages (commandés par des gens) sur la place publique : régulièrement, il y a un passage annonçant le retour de la peste. Les messages sont des textes issus d’ouvrages portant sur ce sujet. Après ces messages, des cadavres humains sont retrouvés noirs et, pour la plupart, piqués par des puces. Le commissaire Adamsberg et son équipe enquêtent alors, pour découvrir une étonnante vérité…
Fred Vargas est un écrivain de romans policiers. Elle est née à Paris en 1957 et est devenue une archéologue médiéviste et chercheuse au CNRS.
J’ai dans l’ensemble apprécié ce livre même si j’ai mis un certain temps à être absorbé par son intrigue. Il a fallu un peu plus de cent pages pour que je parvienne à « vivre » l’histoire réellement. Une fois cette période passée, j’ai aimé le style d’écriture de Fred Vargas : suspense ménagé (il faut en effet lire les dix dernières pages avant de connaître la vérité), humour efficace (par exemple le fait qu’Adamsberg note la description physique de tous ses acolytes sur un carnet ou encore certains passages : p.52 ligne 16 à 17). On y trouve également de l’amour ( entre Adamsberg et Camille).
En bref, c’est un ouvrage très plaisant à lire du point du vue du scénario. En revanche, et même si cela est voulu, j’ai relevé des passages très grossiers […]. Ce n’est d’ailleurs nullement un reproche car ils rendent l’histoire comique.
Dans l’ensemble, c’est donc un roman facile à lire, mais assez long, même si la seconde partie n’est pas ennuyeuse.
Le côté vraisemblable de cette histoire permet de se sentir plus proche des personnages. De plus, le style d’écriture de Fred Vargas fait que nous vibrons avec eux, de même que l’on peut clairement ressentir leurs émotions (comme par exemple lorsque Camille découvre l’infidélité d’Adamsberg).
Le genre policier me plaît énormément mais beaucoup trop d’auteurs restent classiques. Ce roman innove donc par le thème principal qui est la peste. La fin est inattendue car je pensais que Damas introduisant les puces dans les logements des victimes, puis étranglait les personnes. En réalité, il ne faisait pas de mal avec ses puces inoffensives. C’est bien Antoine Hurfin qui tuait les gens.
Je pense que le rythme est lent au début : cela m’a gêné et je n’arrivais pas à lire plus de vingt pages à la suite. En revanche, le dévoilement progressif des informations par la suite a complètement changé mon point de vue sur ce livre : je le trouvais moins ennuyeux, plus intéressant et surtout, le mot « policier » prenait enfin un sens. Il y a beaucoup de personnages dans cette œuvre : Damas, le commissaire Adamsberg, son adjoint Danglard, Camille, Maribelle, Antoine Hurfin, Decambrais, « Mané ». Néanmoins, cela n’affecte en rien la compréhension de l’histoire car les personnages apparaissent les uns après les autres. De ce fait, le lecteur a le temps de bien les assimiler et son esprit n’est pas embrouillé. Certains personnages sont attachants, comme le commissaire ( en raison de sa façon d’être : directe, comique, qui sort de l’ordinaire par exemple lorsqu’il vient travailler avec ses sandales après avoir hésité avec des « godillots » de montagne !) ou encore Camille (grâce à sa gentillesse et à sa simplicité). Enfin, « Mané », malgré ses apparences de sorcière au début de l’histoire, est en fait une bonne vieille dame attentionnée mais complètement en dehors de la réalité et naïve !
Pars vite et reviens tard est un ouvrage de bonne facture dans l’ensemble. J’ai apprécié ce roman même s’il faut un moment avant de se prendre au « jeu ». Les personnages sont variés et très riches sur le plan humain. Intellectuellement, l’attentat (Yasmina Khadra) se place évidemment au dessus du roman de Fred Vargas mais je pense qu’il faut savoir apprécier chaque style…
Vincent 2nde 9